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 Pas toi | Clio C. Jones

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MessageSujet: Pas toi | Clio C. Jones   05.01.14 16:28

Et quoi que j'apprenne. Je ne sais pas. Pourquoi je saigne. Et pas toi. Y a pas de haine, y a pas de roi. Ni dieu ni chaîne. Qu'on ne combat. Mais que faut-il.Quelle puissance, quelle arme brise. L'indifférence.
Oh c'est pas juste. C'est mal écrit. Comme une injure. Plus qu'un mépris.
Quoi que je fasse. Où que je sois. Rien ne t'efface. Je pense à toi
Pas toi

J'essayais d'être optimiste, j'étais revenue dans ma ville de naissance avec l'espoir d'en apprendre plus sur moi, de rencontrer des gens qui pourraient m'aider. Et ma première recherche se tournait vers des hypothétiques membres de ma famille. Si j'étais née ici, je devais bien avoir des parents, des frères et sœurs. Même si je n'étais pas très sur de moi étant donné que personne ne m'avait réclamé pendant ma convalescence. Je ne serais pas revenue ici si le personnel médicale ne m'y avait pas poussé. La distance avait peut-être empêché qu'on me cherche, et peut-être que quelqu'un m'attendait. J'essayais de m'accrocher à cet infime espoir. Mais avant de chercher, je préférais redécouvrir la ville avec mes nouveaux yeux. Je regardais tout ce que je pouvais, chaque boutique, chaque maison, espérant que un endroit soit un déclic. Je marchais dans les rues, cherchant à croiser le regard des habitants en m'imaginant que cette demain emmitouflée dans sa fourrure pouvait être une tante, que ce garçon qui jouait avec la neige était un cousin ou un petit-frère. C'était vraiment étrange de cotoyer des inconnus en espérant qu'ils ne le soient pas tant que ça.

Après avoir fait le tour de la Place Stevenson, je m'étais approché de ce curieux monument. Un mémorial. Je pu lire le texte qui y était gravé. Il avait été errigé en mémoire des habitants qui avaient péris dans les intempérie qui frappaient, apparemment, la ville. Dans un paysage comme celui-ci, la neige était la plus grande menace tout comme le vent et la pluie. Et vu la liste de noms, ça devait arrivé souvent. Je lisais chaque nom dans l'espoir que l'un d'eux déclenche quelque chose. Mon geste pouvait être perçu comme macabre, mais pour quelqu'un qui n'est qu'une coquille vide, toute information est bonne à prendre. Black-Stones. Bishop. Hamilton. Des noms qui revenaient souvent et qui m'indiquèrent que ces familles semblaient être les plus anciennes de la ville. Je cherchais Jones du regard, en trouvant deux pas plus. D'un côté j'étais ravie de savoir que peu de Jones étaient décédés ainsi, mais aussi déçue car Martha et Andrew n'évoquaient rien pour moi. Je pris soin de sortir calepin et stylo de mon sac pour noter ma découverte, que j'approfondirais plus tard. Je rangeais le tout et resserrais mon manteau. Il faisait froid pour un samedi après-midi. J'étais emmitouflée, manteau, mes cheveux roses planqués sous mon bonnet, écharpe et gants. J'avais pris le soin d'enfiler un collant sous mon jean car le froid avait tendance à réveiller la douleur dans ma jambe.
Je ne comptais pas rester longtemps devant ce mémorial, par peur d'être prise pour une folle qui observait le nom des morts. Pour avoir plus d'informations, il me faudrait surement aller à la Mairie. Mais est-ce qu'il croirait mon histoire ? La plupart des gens avaient du mal lorsque je parlais de « fuite dissociative » - d'ailleurs même moi j'avais du mal – alors je raccourcissais à une simple chute de ski qui m'avait causé un trauma crânien et une amnésie partielle. Compte tenu de la région, ça passait mieux.

Je fis donc demi-tour, me dirigeant vers le café afin de me réchauffer quelque peu. Je regardais pensivement la vitrine tandis que je marchais sur la place, me demandant si je me rendais habituellement dans ce café. C'était peut-être mon repaire. J'étais perdue dans mes pensées, et je n'avais pas pris conscience des pas derrière moi. Lorsqu'enfin je les entendis, je me tournais vivement. Une jeune femme brune courrait derrière moi, les visages rougies par l'effort. J'eu un mouvement de recul, surprise. Je tâtais mes poches, cherchant ce que j'aurais pu faire tomber. Clés, téléphone. J'avais tout alors pourquoi donc avait-elle couru derrière moi. Je pris quelque secondes quand même pour regarder derrière moi s'il n'y avait pas quelque d'autre. Mais non. Elle reprit son souffle, et remonta son sac sur son épaule. Je me contentais de la fixer, les sourcils froncés. « Je peux vous aider ? »
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Clio C. Jones

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MessageSujet: Re: Pas toi | Clio C. Jones   19.01.14 22:23

Et quoi que j'apprenne. Je ne sais pas. Pourquoi je saigne. Et pas toi. Y a pas de haine, y a pas de roi. Ni dieu ni chaîne. Qu'on ne combat. Mais que faut-il.Quelle puissance, quelle arme brise. L'indifférence.
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Clio n’en revenait toujours pas du tournant que sa vie était entrain de prendre. Oui, beaucoup de choses avaient changées en si peu de temps. En un mois, elle avait retrouvé son frère et surtout, elle avait enfin avoué ses sentiments à Aaron. Enfin, il lui avait avoué lui d’abord mais, ça ne changeait pas qu’ils étaient enfin ensemble et qu’elle en était heureuse. D’ailleurs, elle s’était un peu adoucie, oubliant son caractère de petite peste parfois. Oui, Aaron avait le don d’avoir réussi à faire ressortir l’ancienne Clio de temps à autres et avec lui, elle était totalement revenue. Oui, il arrivait à faire sortir le meilleur d’elle même quand elle était énervée. Il arrivait à la calmer d’une façon dont elle ne connaissait pas l’origine. Elle était en congé aujourd’hui. Elle avait pris sa journée pour se reposer un peu mais surtout, elle devait organiser un diner pour Aaron et elle ce soir et elle avait envie de se surpasser pour le gâter. Ce serait leur premier repas en tant que couple et elle avait hâte d’y être. D’ailleurs, elle allait surement devoir chercher une belle tenue pour rendre fou son amoureux. Son amoureux, ça faisait bizarre d’appeler son ancien meilleur ami comme ça. Et puis, elle n’oubliait pas qu’il était aussi le meilleur ami de son frère et il allait falloir le dire à Arès. Elle ne savait pas encore comment il le prendrait mais elle sentait que ce serait une dispute de plus entre lui et elle. Ouais, ça allait chier des bulles encore comme on dit. Mais bon il allait bien falloir qu’elle finisse par l’affronter et quand ce jour arrivera, elle espérait ne pas être seule. Oui, elle avait peur de décevoir son ami et son frère. Elle avait peur de perdre tout contact avec Arès et de perdre Aaron avec. C’était sa plus grande crainte.

Elle marchait dans la rue, regardant les vitrines à la recherche de la tenue parfaite. Elle avait toujours aimé le shopping et surtout toucher les vêtements, sentir leur matière sous ses doigts. Jamais elle n’achète ses habits sur le net, ça dénature le shopping selon elle. C’est alors que sur le trottoir d’en face, elle vit une crinière qui lui était familière. Non, impossible ! Ce n’est pas elle. Elle est morte et… Non, impossible ! Elle s’avança pour traverser et se mit à courir lorsqu’elle vit la jeune femme continuer son chemin. Elle voulait être sûre d’avoir rêvé, de ne pas avoir croisé sa cousine Isla. Elle était censée être morte alors, Clio avait du mal à se dire qu’elle pouvait être en chair et en os devant elle. Enfin pas loin d’elle. Finalement, elle dut entendre ses pas précipités derrière elle car elle finit par se tourner vers Clio l’air de ne pas comprendre. Clio eut le choc de sa vie en voyant le visage de la jeune femme. C’était bien sa cousine. Sa cousine qu’elle croyait morte. Cette cousine qu’elle avait toujours considérée comme sa petite sœur. « Je peux vous aider ? » Elle ouvrit la bouche pour la refermer et la rouvrir. Bon sang, qu’est ce qu’elle pouvait bien lui dire. Elle ne semblait pas la reconnaître et pourtant, c’était bel et bien Isla. Clio attendit d’avoir pris son souffle et d’être prête à pouvoir parler sans être essoufflée. Elle finit par enfin être apte à lui parler et elle ne savait juste pas comment aborder ça alors, elle y alla le plus simplement. « Isla ? C’est toi ? » La jeune femme la regarda bizarrement, comme si elle ne comprenait pas de quoi elle parlait. Clio fut quelque peu décontenancée par cette réaction et elle persista. « Isla c’est moi, Clio. Tu te souviens pas ? » Clio était triste que la jeune femme fasse comme si elle ne la connaissait pas. Elle l’avait toujours protégée et considérée comme une sœur. Comment pouvait-elle lui faire ça ?


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Well, I’ve been afraid of changing 'cause I’ve built my life around you. But time makes you bolder, children get older and I’m getting older too. So.. take this love and take it down. Well, I climb a mountain and you turn around, and I saw my reflection in the snow-covered hills. Well, the landslide brought me down. In the mourning, I'll rise. In the mourning, I'll let you die. In the mourning. All my sorries.
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MessageSujet: Re: Pas toi | Clio C. Jones   24.01.14 18:35

Et quoi que j'apprenne. Je ne sais pas. Pourquoi je saigne. Et pas toi. Y a pas de haine, y a pas de roi. Ni dieu ni chaîne. Qu'on ne combat. Mais que faut-il.Quelle puissance, quelle arme brise. L'indifférence.
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Je fixais la jeune femme en silence. Je ne savais pas ce qu'elle me voulait, mais ça avait l'air d'être important. Elle avait quand même courru derrière moi, s’essoufflant et les joues rougies. « Isla ? C’est toi ? » Si au début, je ne réagis pas, le nom qu'elle avait employé me percuta. Isla. C'était le nom qui était sur ma carte d'identité. C'était mon nom. Cette jeune femme me connaissait donc, et visiblement intimement si je pouvais en juger le regard qu'elle me lançait. « Isla c’est moi, Clio. Tu te souviens pas ? » Elle pâlit. Que je ne la reconnaisse pas semblait la blesser, et je compris que nous avions un lien fort. Je me sentais mal à l'aise en sa présence pour la simple raison que je ne me souvenais pas d'elle, qu'elle ne m'évoquait rien alors qu'au contraire je lui évoquais quelque chose. Je me grattais le front, mouvement mécanique que j'adoptais lorsque j'étais gênée. Devais-je lui dire la vérité ? Est-ce que ça la soulagerait ? Mais surtout est-ce qu'elle me croirait ? Pas sûr. J'inspirais et me lançais. « Je.. Je sais pas trop quoi vous dire.  » Je vis son expression changer, ses sourcils se froncer. Je détestais ce moment où je devais m'expliquer, l'histoire résonant des milliers de fois dans mes oreilles. Si je pouvais, je me promènerais avec un panneau autour du cou avec écrit dessus « Je suis amnésique, je ne me souviens de rien, pas la peine de demander. » mais ça ne serait surement pas une bonne idée. « Je vais vous décevoir, mais je ne me souviens pas de vous. J'aurais aimé, mais rien ne me vient à l'esprit. »

J'avais détourné mon regard pour ne pas voir l'expression que je connaissais que trop peu, celle qui se lit sur chaque visage que je suis censé connaître sans parvenir à le faire. Les sourcils froncés, les yeux qui balaient mon corps de bas en haut ainsi que le soupir de lassitude presqu'imperceptible. La mine typique qui veut dire « tu te fous de moi ?! ». « Croyez le ou non, mais ma mémoire est un peu capricieuse en ce moment... » Il ne lui restait que deux options. Soupirer, s'énerver et partir. Ou poser encore plus de questions juqu'à savoir toute la vérité, et partir. Je penchais nettement pour la deuxième option étant donné qu'elle n'était pas encore partie. Je baissais un peu mon écharpe, et plia-déplia ma jambe pour faire de nouveau circuler le sang. « Je suis vraiment désolée Chloé.» soufflais-je, mon regard de nouveau sur son visage. Je me forçais à la fixer, cherchant dans ma mémoire un morceau de souvenir se rattachant à ses prunelles incandescentes, à cette chevelure chocolat et ce visage volontaire. Elle semblait avoir du caractère, et j'en venais à me demander si nos rapports étaient cordiaux.
Je détestais ces moments où je devais faire face aux personnes de mon passé. Je voudrais pouvoir me souvenir de tout ces visages et éviter de les faire souffrir, mais c'était impossible. Enfin non ça ne l'était pas, mais ça me demanderait du temps. Et j'avais l'impression d'en avoir trop du temps . Quand est-ce que ceci allait s'arrêter ? Le noir, le flou, l'inconnu. Depuis presqu'un an je vivais dans un monde que je connaissais pas, et ça me terrifiait.


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MessageSujet: Re: Pas toi | Clio C. Jones   09.02.14 0:04

Et quoi que j'apprenne. Je ne sais pas. Pourquoi je saigne. Et pas toi. Y a pas de haine, y a pas de roi. Ni dieu ni chaîne. Qu'on ne combat. Mais que faut-il.Quelle puissance, quelle arme brise. L'indifférence.
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« Je.. Je sais pas trop quoi vous dire.  » Clio fronça les sourcils ne comprenant pas réellement où voulait en venir sa cousine. Elle ne comprenait pas à quoi elle jouait mais surtout, elle ne savait pas si c’était juste une mauvaise blague ou autre. Sa cousine n’avait pas pour habitude d’avoir de telles blagues de si mauvais goûts mais ça faisait un moment que Clio ne l’avait pas vu alors, elle supposait qu’elle avait changé. Tout le monde change, il suffit de voir à quel point elle a changé, à quel point Arès a changé lui aussi. Penser à son jumeau lui fit serrer le poing. Quel merdeux celui-là, elle n’en revenait pas qu’il lui ait parlé comme ça après qu’elle se soit défendue. Un vrai petit con, c’était ce qu’il était devenu après la prison. « Je vais vous décevoir, mais je ne me souviens pas de vous. J'aurais aimé, mais rien ne me vient à l'esprit. » Clio fronça un peu plus les sourcils. Qu’était-il arrivé à cette fille qu’elle a toujours considérée comme sa petite sœur ? Que lui a-t-on fait pour qu’elle se comporte comme ça ? Isla évitait son regard et ça énerva encore plus Clio qui ne comprenait plus la situation, qui ne savait plus ce qui se passait, où elle en était. Elle était tout simplement perdue face à…cette inconnue que sa cousine était devenue. Oui, les cheveux roses, cette façon d’agir, ça ne lui ressemblait pas. Clio se mit à la regarder de bas en haut et à soupirer de lassitude. Elle n’était pas blessée non, elle était blasée en fait. Si Isla ne voulait plus rien avoir à faire avec elle, elle n’avait qu’à lui dire au lieu de faire comme si de rien n’était. « Croyez le ou non, mais ma mémoire est un peu capricieuse en ce moment... » Hein ? Elle ne comprenait plus rien. Bon sang, elle ne veut pas lui expliquer clairement ce qui se passait au lieu de tourner autour du pot ? C’est pas si compliqué que ça non ? « Je suis vraiment désolée Chloé.» Le sang de Clio ne fit qu’un tour.

« C’est Clio et pas Chloé. » Elle soupira, serra les poings et chercha à se calmer comme elle pouvait. Inspire, expire. Clio se disait qu’elle devait lui laisser le bénéfice du doute, peut-être qu’elle avait un souci après tout mais, elle voulait savoir ce qu’il se passait clairement. Ouais, c’était pas si compliqué de dire les choses non ? « Bon Isla, admettons que tu ne fais pas ça pour te débarrasser de moi et que tu as vraiment des soucis de mémoire… Si tu me disais ce qu’il t’ait arrivé pour que tu en arrives là ? » Clio était agacée. Elle n’arrivait pas à ne pas l’être. Elle tenait tellement à Isla que de la voir comme ça lui donnait envie de pleurer. Elle pouvait encaisser de se fâcher avec son frère, elle pouvait encaisser de ne plus parler à ses parents. Mais Isla, c’était autre chose. C’était ce petit être qu’elle avait toujours protégé, dont elle avait toujours pris soin et défendue. Ça lui brisait le cœur de savoir que les choses avaient évoluées ainsi. « Parce que, j’aimerais comprendre le pourquoi du comment et surtout, comment ça se fait que tu ne te rappelles pas de moi, ta cousine. Clio, celle avec qui tu jouais tout le temps et qui était là pour te donner des conseils, t’aider ou même te consoler quand t’étais encore là… » Clio fixait sa cousine espérant voir quelque chose dans le regard de cette dernière. Lui dire tout ça la ferait peut-être réagir. Elle espérait très fort que ça soit le cas parce que sinon, ce serait le symbole qu’il ne restait plus rien à Clio à part ses yeux pour pleurer et les épaules d’Aaron pour se reposer.


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MessageSujet: Re: Pas toi | Clio C. Jones   09.02.14 13:12

Et quoi que j'apprenne. Je ne sais pas. Pourquoi je saigne. Et pas toi. Y a pas de haine, y a pas de roi. Ni dieu ni chaîne. Qu'on ne combat. Mais que faut-il.Quelle puissance, quelle arme brise. L'indifférence.
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Il se passait exactement ce que je craignais. Cette jeune femme me fixait, et je pouvais voir que mes réponses ne lui convenaient pas. Elle semblait exaspérée, et même en colère. Si je n'avais pas cette douleur à la jambe, je serais déjà partie en courant. Elle continuait de me fixer, les sourcils froncés et j'avais presque peur de me prendre une gifle. Au fur et à mesure que je parlais, son visage ne décolérait pas. Mes explications étaient assez évasives c’est vrai, mais je n'aimais pas parler de moi. Surtout aux inconnus. Une résolution bien nulle puisque tout les gens qui m’entouraient était des inconnus. Je terminais mon petit laïus, espérant qu'elle partirait après cela. Je n'étais pas dés plus à l'aise en sa compagnie. « C’est Clio et pas Chloé. » Je déglutis. Cette bourde signait mon arrêt de mort. Je la vis inspirer et expirer fortement, cherchant sans doute à faire retomber la pression. Par prudence je fis un léger pas en arrière, je ne la connaissais pas, je ne savais pas ce qu'elle pouvait faire.

« Bon Isla, admettons que tu ne fais pas ça pour te débarrasser de moi et que tu as vraiment des soucis de mémoire… Si tu me disais ce qu’il t’ait arrivé pour que tu en arrives là ? » Sa voix était déjà un peu plus calme, mais je percevais encore l'agacement. Ce prénom, l'entendre me glaçait toujours le sang. Ça me rappelait que je n'étais pas celle que j'étais avant. C'était quand même effrayant de savoir qu'on a eu une vie avant, des amis, une famille et ne rien se souvenir. C'est frustrant. Chloé..Clio me fixait encore, cherchant à lire en moi. J'essayais de lui sourire, lui montrer que je disais la vérité mais ma tentative était vaine. « Parce que, j’aimerais comprendre le pourquoi du comment et surtout, comment ça se fait que tu ne te rappelles pas de moi, ta cousine. Clio, celle avec qui tu jouais tout le temps et qui était là pour te donner des conseils, t’aider ou même te consoler quand t’étais encore là… » Je me figeais. Ma cousine ?
Cette femme était ma cousine ? J'avais donc de la famille ici ? Mon cœur se mit à battre plus rapidement. Pour la première fois depuis mon réveil, j'étais confronté à quelqu'un qui me connaissait, du moins qui le prétendait. L'excitation me parcourra l'échine comme une décharge électrique. C'était une avancée considérable dans mes recherches. Mon faible sourire s'agrandit, illuminant mon visage. Je descendis un peu plus mon écharpe pour mieux m'exprimer. « Vous êtes ma cousine ? Vraiment ? » Ma question allait surement l'agacer encore plus, mais je ne pouvais contenir cette bouffée d'adrénaline. « Pa...Pardon d'être si enjouée ? Oui enjouée. C'est que.. » Je déglutis une nouvelle fois, la détaillant afin de voir un trait commun. Brune et moi blonde, la peau légèrement mate et moi blafarde. On était peu semblables, et je commençais à me demander si elle disait vrai. Elle était ma seule piste pour l'instant. Comme Clio continuait de me fixer en attendant une réponse, je décidais de sortir ma carte d'identité. Je lui tendais le papier plastifié en lui disant « Ce qu'il y a d'écrit dessus est tout ce que je sais de moi. »

Quelques minutes passèrent pendant lesquelles elle fit le voyage entre la carte et mon visage, assimilant ce que je lui disais. Et surement en train de se demander si je n'avais pas un grain. « J'ai été trouvé inconsciente prêt de la frontière canadienne, avec plusieurs blessures, mais seule. Personne, moi comprise, ne sait ce qui m'est arrivé. » Je vis son regard s'ouvrir et avant qu'elle dise quelque chose, je la coupais « Je sais, ça semble fou. Et je suis la première à le penser, mais la vérité c'est que je n'ai plus aucun souvenir. » Mon sourire se fana. Le savoir c’est une chose, le dire en est une autre. « Pour tout vous dire, je me souviens même plus si j'aime le chocolat ou non. » Cette réplique me fit rire un peu. Depuis mon réveil, je goûtais tout ce que je trouvais pour essayer de retrouver mes anciens petits plaisirs. Ma camarade de chambre d’hôpital m'appelait l'aspirateur à bouffe. Elle me tendit ma carte que je rangeais soigneusement dans mon sac. « Je sais pas si vous me croyez, à votre place j'aurais du mal, mais je vous jure que je vous dis la vérité. »


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MessageSujet: Re: Pas toi | Clio C. Jones   19.02.14 14:06

Et quoi que j'apprenne. Je ne sais pas. Pourquoi je saigne. Et pas toi. Y a pas de haine, y a pas de roi. Ni dieu ni chaîne. Qu'on ne combat. Mais que faut-il.Quelle puissance, quelle arme brise. L'indifférence.
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« Vous êtes ma cousine ? Vraiment ? » Sa question eut le don de la décontenancée un peu. Clio se demandait pourquoi elle lui demandait si c’était vrai puisqu’elle lui disait. C’est parfois absurde cette manie que les gens ont de faire répéter les choses alors qu’on leur a déjà dit. Bah oui, Clio était sa cousine et ce n’était pas une blague. Ça avait eu le don de l’agacer un peu plus. Elle ne comprenait vraiment pas ce qu’il se passait et elle commençait à se poser des questions sur la santé mentale de sa cousine ou même de la sienne. Peut-être qu’elle s’est tout simplement cogné la tête très fort et qu’elle était entrain d’imaginer cette scène avec sa défunte cousine. Elle n’eut pas le temps de lui répondre qu’Isla enchaina. « Pa...Pardon d'être si enjouée ? Oui enjouée. C'est que.. » Elle la détaillait de la tête aux pieds pendant un moment. Clio se demandait si quelque chose n’allait pas dans sa tenue. C’est vrai qu’Isla n’était aucunement habillée comme elle avait l’habitude de le faire avant. Et puis, ses cheveux roses déstabilisée un peu Clio. Ce n’était vraiment pas le genre d’Isla. Elle attendait toujours que la jeune femme parle et finalement, elle finit par sortir un morceau de plastique qu’elle reconnut comme une carte d’identité. « Ce qu'il y a d'écrit dessus est tout ce que je sais de moi. » Elle lui tendait sa carte avant que Clio ne se mette à la regarder. Elle ne comprenait pas trop où la jeune femme voulait en venir. C’est bien la même personne. Le regard de Clio fit le trajet entre la carte et la jeune femme ne voyant pas vraiment où la faille se trouvait. Elle ne lui apprenait rien de vraiment nouveau sur son identité alors, Clio se demandait si en fait, elle n’était pas devenue folle avec le temps. Après tout, sa cousine avait disparue, portée morte après l’accident de son père. Comment Clio pourrait être sûre qu’elle n’était pas devenue une folle furieuse.

« J'ai été trouvé inconsciente prêt de la frontière canadienne, avec plusieurs blessures, mais seule.  Personne, moi comprise, ne sait ce qui m'est arrivé. » Le regarde de Clio s’agrandit de surprise. Est-ce qu’il s’était passé ce qu’elle pensait ? Sa cousine s’en serait-elle sortie finalement ? Elle allait dire quelque chose mais, elle fut à nouveau coupée dans son élan. « Je sais, ça semble fou. Et je suis la première à le penser, mais la vérité c'est que je n'ai plus aucun souvenir. » Oh… Le sourire d’Isla fana et Clio eut un pincement au cœur. Elle ne pouvait qu’imaginer ce que ça faisait de se réveiller un beau jour et de ne plus savoir qui on est. « Pour tout vous dire, je me souviens même plus si j'aime le chocolat ou non. » Clio eut un sourire triste face au rire de sa cousine. Ça lui avait manqué tout ça mais, elle ne pouvait qu’imaginer la détresse dans laquelle sa cousine se trouvait. Elle ne savait pas comment elle allait lui apprendre tout ça mais, elle savait qu’elle se devait de le faire. Elle lui rendit sa carte d’identité avant de prendre une grande inspiration. Oui, un peu de courage pour annoncer cette nouvelle sordide. « Je sais pas si vous me croyez, à votre place j'aurais du mal, mais je vous jure que je vous dis la vérité. » Elle lui sourit avant de prendre son courage à deux mains et de prendre enfin la parole. « Je te crois. Je… Je crois savoir ce qui a pu t’arriver enfin, en tout cas, expliquer tes blessures lorsqu’on t’a trouvé. » Clio ne se gênait pas pour la tutoyer mais après tout, c’était sa sœur de cœur, elle ne pouvait pas la vouvoyer après tout ce temps. Elle la prit doucement par la main pour qu’elles aillent s’asseoir. Elle allait en avoir besoin. « Je ne sais pas par où commencer pour tout avouer Isla… C’est compliqué ce genre de choses à dire. » Clio souffla un bon coup avant de reprendre. « Lorsque tu as été trouvé blessée, ce devait être quand tu as eu cet accident de voiture avec ton père. Les secours ne t’ont pas retrouvée et ce sont inquiétés. On savait tous que tu étais dans cette voiture en partant et on t’a tous cherché mais, les recherches n’ont menées à rien… » Clio regarda ses pieds avant de lâcher sa dernière phrase. « On a tous pensé que tu étais morte et que ton corps avait disparu quelque part à cause du choc… »


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MessageSujet: Re: Pas toi | Clio C. Jones   21.02.14 20:53

Et quoi que j'apprenne. Je ne sais pas. Pourquoi je saigne. Et pas toi. Y a pas de haine, y a pas de roi. Ni dieu ni chaîne. Qu'on ne combat. Mais que faut-il.Quelle puissance, quelle arme brise. L'indifférence.
Oh c'est pas juste. C'est mal écrit. Comme une injure. Plus qu'un mépris.
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Pas toi




Au fur et à mesure que je m'expliquais, je vis son regard s’agrandir. Mes mots pouvaient être dénué de raison lorsqu'on ne me connaissait pas, et j'avais l'impression qu'elle me prenait pour une folle. Je continuais de m'expliquer, essayant d'être convaincante mais surtout sincère. Je n'avais pas vraiment de raison de mentir, et si elle ne me croyait pas, j'aurais au moins essayé. J'espérais néanmoins qu'elle puisse m'aider à en apprendre plus sur moi et ma...notre famille. C'était bizarre de savoir que j'avais quelqu'un de mon sang. Je concluais enfin, ne sachant pas à quoi m'attendre de sa part. Clio semblait être gênée. J'espérais que ce n'était pas de ma faute. « Je te crois. Je… Je crois savoir ce qui a pu t’arriver enfin, en tout cas, expliquer tes blessures lorsqu’on t’a trouvé. » Je me figeais. Elle pouvait m'apprendre la vérité mais je ne savais pas si j'étais prête à l'entendre. C'était le moment que j'attendais depuis mon réveil, mais avoir à l'affronter était plus difficile lorsqu'il se présentait enfin. « Je ne sais pas par où commencer pour tout avouer Isla… C’est compliqué ce genre de choses à dire. »

Ça, ça n'annonçait rien de bon. Mais après tout, mon situation particulière devait bien avoir une origine particulière. Peut-être que de se souvenir de personne aiderait sûrement à surmonter ce qu'elle allait me dire. Clio souffla avant de se lancer. « Lorsque tu as été trouvé blessée, ce devait être quand tu as eu cet accident de voiture avec ton père. Les secours ne t’ont pas retrouvée et ce sont inquiétés. On savait tous que tu étais dans cette voiture en partant et on t’a tous cherché mais, les recherches n’ont menées à rien… » Le temps sembla se figer. Les mots me percutèrent de plein fouet. Accident de voiture. Père. Recherches. Je sentais mon cœur cogner dans ma poitrine, déchargeant sa dose d'adrénaline dans tout mon corps. J'essayais de digérer l'information lorsqu'elle parla de nouveau . « On a tous pensé que tu étais morte et que ton corps avait disparu quelque part à cause du choc… ». Clio regardait ses pieds, fuyant mon regard. Sous le coup de l'émotion, je laissais tomber mon sac et me mettais accroupis. C'était la position que j'adoptais lorsque les émotions me submergeais, comme une parade à cette brusque vague d'angoisse. Alors j'avais eu un accident. Un grave apparemment puisque des recherches avaient été lancé, sans succès. Avais-je été projeté si loin ? Où avait-eu lieu l'accident ? Qu'est-ce qu'il s'était passé exactement ? « Heu..Je.. Je sais pas quoi dire. » soufflais-je. « Je me doutais que je n'avais pas trouvé là où j'étais par hasard, qu'il s'était passé quelque chose. Je m'étais préparé au pire. » Oui je m'y étais préparé, mais à l'abri dans ma chambre d'hôpital, entouré des médecins. C'était encore flou, alors que là, sortant de sa bouche ça paraissait réel. Je me relevais doucement, me passant les mains sur le visage. « C'est pas pareil de le savoir en vrai, que de se l'imaginer. »

Il y avait une question que je n'avais pas encore posé. Elle me brûlait les lèvres, je me doutais de la réponse mais j'avais cette boule à l'estomac. Pendant deux ans j'avais cherché à savoir ce qu'il s'était passé, et voilà que je la touchais du doigt. « Et...'Fin, il... Mon père, il.. Il est mort c’est ça ? » dis-je d'une voix serré. C'était étrange la sensation qui m'habitait. Mon corps semblait se souvenir de mon père mais pas mon esprit, je pouvais sentir ma gorge se serré et mes yeux se remplirent de larmes. « Il n'y avait que nous dans la voiture ? » Une cousine de vivante. Un père de mort. Est-ce que j'avais encore de la famille ? Des gens qui attendaient que je reviennes ? Ou est-ce que tout le monde me pensait morte ?

Sur le coup, j'éprouvais de la colère. On avait arrêté les recherches alors que pendant deux ans j'avais attendu qu'on me trouve. Je m'étais crue seule, abandonné. A leur place, je n'aurais pas arrêté avant de retrouver un corps. J'essuyais mes yeux du revers de la main, reniflant, avant de ramasser mon sac. « Deux ans que j’attends ça. Juste de savoir ce qui m'avait plongé dans le noir. » dis-je enfin, en respirant pleinement. Clio n'osait pas me regarder, et je pouvais comprendre. De par ma réaction, je la faisais se sentir coupable. Quelle égoïste je fais. « Pardon, je..je voulais pas te mettre mal à l'aise. Ce n'est pas de te faute, je devrais pas m'en pendre à toi. » Je fis un pas dans sa direction, essayant de me construire un sourire franc. « Je cherchais la vérité, maintenant je l'ai, je devrais m'estimer heureuse. » D'autres patients amnésiques n'avaient pas cette chance, et ne l'auraient sûrement jamais. « Merci Clio. »


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Clio C. Jones

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MessageSujet: Re: Pas toi | Clio C. Jones   28.02.14 22:39

Et quoi que j'apprenne. Je ne sais pas. Pourquoi je saigne. Et pas toi. Y a pas de haine, y a pas de roi. Ni dieu ni chaîne. Qu'on ne combat. Mais que faut-il.Quelle puissance, quelle arme brise. L'indifférence.
Oh c'est pas juste. C'est mal écrit. Comme une injure. Plus qu'un mépris.
Quoi que je fasse. Où que je sois. Rien ne t'efface. Je pense à toi
Pas toi


Clio était mal de devoir annoncer une telle chose de cette façon à sa cousine et même si ça faisait longtemps que Clio ne l’avait pas vu, elle avait mal pour elle lorsqu’elle la vie s’accroupir pour se recroqueviller un peu sur elle-même. Elle connaissait assez sa cousine pour savoir que c’était son tic quand elle était angoissée ou perturbée par quelque chose. Elle l’avait vu tellement de fois le faire que c’était le signe pour elle qu’elle n’était pas bien. Clio avait beau être devenue une sorte de coquille vide et peste, elle n’était pas indifférente à la peine d’Isla, celle qu’elle avait prise comme sœur adoptive. « Heu..Je.. Je sais pas quoi dire. » Elle l’avait à peine soufflé et Clio ne voulait qu’une seule chose, la prendre dans ses bras pour la protéger de tout ça. C’était bizarre de se dire qu’elle ne pourrait pas le refaire pendant un moment et son cœur se serra quelque peu. Elle avait déjà perdu son frère, elle ne supporterait pas de ne pas pouvoir profiter d’Isla. « Je me doutais que je n'avais pas trouvé là où j'étais par hasard, qu'il s'était passé quelque chose. Je m'étais préparé au pire. » Clio eut une grimace lorsqu’elle comprit qu’elle ne savait pas du tout ce qui lui était arrivé. Pas un souvenir, pas un semblant de déjà-vu. Ce devait être affreux à vivre de ne plus savoir qui on est, de ne plus reconnaître sa famille, ses amis, ses proches. Ce devait être perturbant de ne plus se connaître soi-même. C’est comme si on devait recommencer sa vie à zéro mais à un âge déjà avancé. Enfin, avancé… avec vingt ans de retard quoi. « C'est pas pareil de le savoir en vrai, que de se l'imaginer. » Clio eut un sourire attristé face à cette rude vérité. Comment sa cousine allait faire pour surmonter ça ? Si elle lui laissait la possibilité d’entrer à nouveau dans sa vie, elle l’aiderait à le faire mais, on ne sait jamais. « Et...'Fin, il... Mon père, il.. Il est mort c’est ça ? » Clio fut touchée par la tristesse présente sur son visage. Elle hocha doucement de la tête, un sourire doux mais triste, empli de compassion. C’était son oncle et elle l’avait aussi pleuré. Tout autant que sa cousine d’ailleurs. « Il n'y avait que nous dans la voiture ? » « Oui, seulement vous deux. » C’était un bonheur dans le malheur finalement. Si toute la famille avait été dans cette voiture, il aurait été possible qu’elle soit orpheline à l’heure actuelle alors qu’elle a encore sa famille. « Deux ans que j’attends ça. Juste de savoir ce qui m'avait plongé dans le noir. » Clio baissa le regard, se sentant coupable. Si elle avait su, elle aurait insisté pour qu’on continue de chercher cette cousine qu’elle adorait mais, elle s’était faite à l’idée qu’elle était morte après tout ça, tout ce qui s’était passé. « Pardon, je..je voulais pas te mettre mal à l'aise. Ce n'est pas de te faute, je devrais pas m'en pendre à toi. » « Y a pas de soucis… » Elle s’avança vers Clio et lui fit un sourire franc mais, Clio n’arrivait pas à y répondre pleinement. Un sourire triste barra ses lèvres en attendant qu’Isla poursuive. « Je cherchais la vérité, maintenant je l'ai, je devrais m'estimer heureuse. » Et c’était vrai, peu de personnes arrivaient à avoir toutes ces réponses. « Merci Clio. »

Clio lui sourit à nouveau avant de se détendre et de se dire qu’après tout, elle aurait pas forcément bien réagi à sa place non plus. Elle en aurait voulu à la terre entière si elle avait été dans la situation de sa cousine alors, elle n’allait pas lui jeter la pierre. « Je suis contente de t’avoir aidé même si, je ne t’apprends rien de bien joyeux et j’en suis totalement désolée. » Clio ne savait pas réellement quoi dire pour la première fois de sa vie mais, elle se laissait porter par le vent et par les mots qui voulaient sortir de sa bouche. « En tout cas, je sais que tu ne vas pas forcément vouloir ou je ne sais pas mais, je suis là pour toi si tu as besoin. Même si c’est juste, parler de tout et de rien ou te raconter un peu notre enfance et tout, je serais là. » Elle lui sourit avant de reprendre. « Je ne peux pas réellement imaginer ce que c’est d’être dans ta situation et j’imagine que je n’aimerais surement jamais le savoir mais, je suppose que j’aimerais que quelqu’un me raconte et m’apprenne des choses sur qui j’étais. Alors, je peux être cette personne si tu le souhaites mais je ne suis personne pour toi alors, je comprendrais un refus. » La brune fouilla dans son sac pour trouver une carte de visite. Elle prit un stylo et écrivit son numéro de portable au dos pour qu’elle puisse la contacter à n’importe quel moment. « Voilà mes coordonnées et surtout, n’hésite pas. A n’importe quel moment. »


_________________
The only shame is to have none.
Well, I’ve been afraid of changing 'cause I’ve built my life around you. But time makes you bolder, children get older and I’m getting older too. So.. take this love and take it down. Well, I climb a mountain and you turn around, and I saw my reflection in the snow-covered hills. Well, the landslide brought me down. In the mourning, I'll rise. In the mourning, I'll let you die. In the mourning. All my sorries.
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MessageSujet: Re: Pas toi | Clio C. Jones   01.03.14 16:17

Et quoi que j'apprenne. Je ne sais pas. Pourquoi je saigne. Et pas toi. Y a pas de haine, y a pas de roi. Ni dieu ni chaîne. Qu'on ne combat. Mais que faut-il.Quelle puissance, quelle arme brise. L'indifférence.
Oh c'est pas juste. C'est mal écrit. Comme une injure. Plus qu'un mépris.
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J'avais le cœur moins lourd. C'était presque étrange de ne plus ce sentir ce poids que je me traînais depuis deux ans. Ça me manquerait presque. C'était le premier pas dans ma nouvelle vie. Il fallait que je sache qui j'étais pour savoir qui je deviendrais. Je commençais à accepter l'idée de ne pas me souvenir de tout, mais avoir quelqu'un comme Clio à mes côtés serait un plus. Je reportais mon attention sur elle, un sourire triste lui barrant le visage. « Je suis contente de t’avoir aidé même si, je ne t’apprends rien de bien joyeux et j’en suis totalement désolée. » Elle était mal à l'aise de devoir me parler de moments difficiles dont je n'avais pas conscience et qu'elle avait vécu. Je me sentais mal de lui imposer cela, mais je ne voyais pas à qui d'autre demander. « En tout cas, je sais que tu ne vas pas forcément vouloir ou je ne sais pas mais, je suis là pour toi si tu as besoin. Même si c’est juste, parler de tout et de rien ou te raconter un peu notre enfance et tout, je serais là. » Ses mots. Je sentis léger picotement dans ma poitrine, une douce chaleur se diffusant en moi. « D'ordinaire, je n'aime pas tellement qu'on m'oblige à me souvenir... »avais-je soufflé. « Je ne peux pas réellement imaginer ce que c’est d’être dans ta situation et j’imagine que je n’aimerais sûrement jamais le savoir mais, je suppose que j’aimerais que quelqu’un me raconte et m’apprenne des choses sur qui j’étais. Alors, je peux être cette personne si tu le souhaites mais je ne suis personne pour toi alors, je comprendrais un refus. » Je la regardais, comprenant enfin ce que c'était d'avoir une famille. Je sentais dans ses mots et sa façon de me regarder qu'elle avait de l'affection pour moi. Nous devions sûrement être proche. Comme des sœurs. Est-ce que j'en avais une ?
Clio fouilla dans son sac à la recherche de je ne sais quoi avant d'en sortir un petit carton et un stylo. Elle écrivit rapidement des chiffres dessus avant de me le tendre. « Voilà mes coordonnées et surtout, n’hésite pas. A n’importe quel moment. »

Je pris le papier, le tenant délicatement entre mes doigts comme si c'était la chose la plus précieuse que j'avais. J'observais les numéros, comprenant enfin que je n'étais plus aussi seule que je le pensais. Je ne sais pas combien de temps je passa à observer son numéro, mais j'entendis la neige crisser sous ses pieds. Elle s'apprêtait à faire demi-tour, sûrement pour me laisser du temps. « Clio ! Attend ! » J'avais peut-être réagis un peu vivement. Mais maintenant que j'avais quelqu'un pour répondre à mes questions, je n'allais pas la lâcher. « Je veux que tu sois cette personne. Parce que.. parce que je n'ai personne sinon. » Je tentais un sourire, tout en tenant le papier contre ma poitrine. « J'ai besoin de savoir qui j'étais. Et t'es la seule personne qui semble bien me connaître. Tu peux pas te mettre à ma place c'est vrai, mais tu peux m'aider à m'en sortir. » C'était pour cela que mon psy voulait que je revienne. Il savait qu'ici quelqu'un pourrait m'aider à sortir du noir qui m’entourait depuis deux ans. Je comprenais enfin ses conseils. « Si t'es libre, là, on pourrait peut-être aller chez moi. Pour discuter. » proposais-je, hésitante. « T'as le droit de dire non, parce que bon, tu n'es pas non plus ma garde-malade. Tu as sûrement une vie, des gens qui t'attendent. » Même si je savais que ça serait douloureux, j'avais hâte qu'elle me parle de notre famille. Je voulais savoir qui ils étaient, comment était leur comportement vis à vis de moi. Clio devait savoir un tas de choses, ou connaître d'autres personne qui pourraient m'aider.
Clio accepta ma proposition, mon petit cœur bondit d'excitation. « J'ai tellement de questions sur moi, ma famille, mes habitudes. Même sur ce que j'aime manger ou non. Ça paraît délirant le nombre de choses que je me demande. » dis-je en riant. Mon premier rire, franc et léger. Oui je me sentais plus légère. Je me mis à marcher en direction de chez moi, suivant les panneaux indiquant Imipuk Lake. « Si j'ai bien compris, nous sommes proches toutes les deux. Tu n'as pas de sœurs ? Et moi ? » Ça me ferait bizarre d'être l’aîné. Je serais incapable de prendre des décisions ou d'être responsable dans l'état où j'étais. Être la cadette, ça serait être cajolé par les autres, chose qui ne me plairait pas tellement étant donné que j'avais horreur qu'on soit sur mon dos tout le temps. C'était des questions auxquelles j'avais pensé sans vraiment m'attarder dessus, parce que ça ne me paraissais pas probable qu'un jour je retrouve ma famille, pas après deux ans d'absence. « Il y a d'autres membre de la famille ici ? Des gens que je connais ? »

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