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 On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn]

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Liam J. Morrison
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MessageSujet: On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn]   On  fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn] Empty07.03.14 22:05


Lynn and Liam

On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne.

Deux ans que je suis rentré, c'est long deux ans, c'est précisément 730 jours. 730 jours qui n'ont pas suffit à avoir une discussion de 10 malheureuses minutes avec Lynn. Complètement impossible. Pourtant on habite dans la même rue, à quelques patés de maison un de l'autre, on fait officiellement parti de la même famille, certes recomposée mais quand même famille. Il y a eu des repas de famille, des anniversaires, de Noël, mais rien n'a permis de décoincer ce qu'il nous reste en travers de la gorge à tous les deux. Elle fuit, elle m'évite, elle me contourne, faisant tout et n'importe quoi pour ne pas rester seule dans une pièce avec moi. Elle ne répond pas à mes messages, messages que j'ai arrêter d'envoyer il y a bien longtemps. Et puis au fond, qu'est ce que je lui dirais si je me retrouvais face à elle ? Des excuses ? Des remords d'être parti ? Des regrets de l'avoir embrasser ? Même pas moi je sais ce que je ressens aujourd'hui et ce que je veux de notre relation alors comment essayer de le lui expliquer à elle ? Je suis quand même parti de nombreuses années, j'aurai pu l'oublier mais ce n'est pas le cas. Certes je ne suis pas rester célibataire huit ans, j'ai eu des petites histoires, quelques mois, mais rien de concret, du moins pour moi. Je ne sais pas ce qu'il en est de son coté mais toujours est il que depuis deux ans elle n'a présenté aucun petit copain à la famille, autant dire rien de sérieux non plus. Est-ce qu'elle aussi pense à moi ? Est-ce qu'elle aussi regrette mon départ ? Est-ce qu'elle m'aime ou est-ce qu'elle me hait ? J'ai tellement besoin d'avoir des réponses à ces questions. Aujourd'hui sera peut-être le bon jour.

En effet aujourd'hui c'est l'anniversaire de la petite dernière, la soeur de Lynn, enfin pas si petite que ça mais c'est la plus petite dans notre sorte de fratrie recomposée. Toute la famille était donc convié, ainsi que les amis proches de cette dernière, ce qui faisait un bon paquet de monde à la maison, comme très souvent. Nous nous retrouvions tous chez mon père, où Lynn, sa soeur et sa mère avait emmenagé quand nos parents se mirent ensemble. Depuis chacune est parti de son coté mais la maison est toujours là, nous abrittant tous sous son toit les jours de fête. Je ne sais pas encore comment je vais réussir à aborder Lynn mais je ne tiens plus , deux ans c'est terriblement long, j'ai besoin de savoir ce qu'il en est, et quitte à lui faire un scandale pour qu'elle se résolve à me répondre, j'aurai des réponses aujourd'hui. La journée a bien commencé, malgré le fait que comme d'habitude, elle m'ignore, elle fait comme si je n'étais pas là. Quelques regards et paroles futiles pour ne pas paraitre trop suspect aux yeux du reste de la famille mais vraiment le strict nécessaire. Avant le dessert elle se lève, se dirigeant vers l'étage. J'attends un petit moment avant de me lever aussi, toujours dans le but de ne pas être suspect et me décide à la suivre. Alors que je monte les escaliers, elle les redescend aussi, me croisant ainsi entre deux marches. Elle me rentre presque dedans, trop pressée par je ne sais quoi. Je recule de quelques marches et en profite pour la rattraper au passage. Nos regards ne peuvent que se croiser, elle n'a pas le choix à ce moment précis. C'est tout bête comme situation mais celà faisait longtemps que celà n'était pas arrivé. Je finis par lacher les premiers mots et briser ce silence interminable " Lynn, faut vraiment qu'on parle.. Et n'essayes même pas de remetre ça à plus tard, je ne te laisserai pas passer " Au moins c'est clair. J'ai besoin de réponses et je les aurais. Effectivement, dans la position actuelle, à moins que je me pousse elle ne peut pas passer, en éliminant bien sur d'office l'idée qu'elle saute du haut de l'escalier. Elle est flic, pas spider man ! J'attend donc, mon regard dans le sien, espérant vraiment qu'elle se décide à remonter sans rechigner.
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Lynn P. Lee-Anderson
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MessageSujet: Re: On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn]   On  fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn] Empty09.03.14 17:20




ON FAIT TOUS DES ERREURS, LAISSE-MOI REPARER LA MIENNE.

when life leaves you high and dry, i'll be at your door tonight, if you need help. i'll shut down the city lights, i'll lie, cheat, i'll beg and bribe to make you well.


Lorsque le réveil sonna ce matin, il me fallut un sacré courage et self-control pour ne pas que je l’envoie valser à travers la pièce. Non pas que je sois une faignante, au contraire puisque je me lève bien plus tôt pour aller au travail en temps normal. Après tout, il était tout de même huit heures. Le problème, sans nul doute, venait du fait que je devais me rendre à un de nos fameux repas de famille ce midi. Ô joie. Très sincèrement, j’étais heureuse de fêter l’anniversaire de ma petite sœur adorée. Elle et ma mère sont tout ce que j’ai depuis le divorce et même si je m’entends bien avec ma belle-famille, rien ne pourra jamais les remplacer. L’idée de les voir me faisait vraiment plaisir mais, une fois de plus, j’allais être confrontée à la présence de mon demi-frère… et c’est bien la dernière chose de laquelle j’ai besoin en ce moment. D’autant plus que je n’étais franchement pas d’humeur à faire comme si de rien n’était alors que oui, je lui en veux d’être parti sans rien dire il y a presque dix ans. Pire encore, je ne suis pas sûre de pouvoir lui pardonner le fait de m’avoir embrassé, de m’avoir mis le cœur et la tête à l’envers pour finalement m’abandonner à mon sort. Pendant tout ce temps durant lequel il s’éclatait en ville avec je ne sais qui tout en terminant ses études, moi je suis restée ici, à Barrow. Contrairement à lui qui ne m’a pas soutenu, j’ai dû affronter des sentiments que je ne connaissais même pas avant cela. La peur, la culpabilité, la rancune, le manque… Je ne peux tout simplement plus regarder ma mère dans les yeux sans repenser au baiser que l’on a échangé durant son propre mariage. Comment moi, sa propre fille, avais-je pu lui faire une chose aussi horrible ? Depuis cette histoire, ma vie a complètement changé et je n’ai même pas eu le loisir d’aller plus loin avec lui. Certes, je le nie haut et fort mais je suis totalement consciente que mes sentiments pour lui sont toujours aussi forts, voire même plus, qu’au premier jour. Mais malgré tout, je ne parviens pas à lui pardonner. À vivre un tel cauchemar durant des années, j’aurai préféré que ça soit pour une bonne raison. Au fond, je pense que c’est mon plus grand regret et la raison pour laquelle je lui en veux le plus : il a décidé seul, sans même essayer de connaître mon avis, que notre relation n’aurait pas d’avenir.

C’est donc le cœur lourd que j’allais me rendre chez mon beau-père, où loge désormais ma chère mère et où tous les repas de famille ont lieu depuis leur union. Quelque part, j’étais heureuse à l’idée de voir tout le monde… même à l’idée de le voir lui. Je me surprenais même parfois à espérer qu’il me demande pardon en me faisant la plus belle déclaration d’amour que je n’ai jamais entendu. Mais je pouvais toujours rêver. Dans le meilleur des cas, il chercherait à mettre un trait sur le passé afin de pouvoir vivre une vraie vie de famille. Peut-être même qu’il a complètement oublié ce qu’il s’est passé ou même qu’il se fiche totalement de moi. Ce n’est pas une hypothèse improbable. Après tout, ce ne serait pas la première fois que je me retrouverais dans une relation à sens unique, restant seule à me prendre la tête tandis que lui croque la vie à pleines dents. Cette pensée me mit dans une colère noire tout autant qu’elle me rendit triste. Encore dans mon lit, fixant le plafond d’un regard vide, je me décidai enfin à sortir histoire de prendre une douche et mettre de l’ordre dans mes idées. D’autant plus que je ne devais pas être en retard, ma mère aurait très sûrement besoin d’aide pour tout préparer. Une fois propre, je retournai dans ma chambre histoire de trouver de quoi me mettre sur le dos. C’était une occasion spéciale mais je n’avais pas non plus envie de trop en faire. D’ailleurs, cela m’arrive souvent en ce moment. Rares sont les fois où je prends le temps de me faire réellement « belle », si l’on peut dire. Ne souhaitant pas passer des heures devant mon armoire, j’optai enfin pour une tenue à la fois élégante et simple, dans laquelle je serai complètement à mon aise. Avec une paire de talons hauts et un chignon, ce serait parfait !

Ni une ni deux, me voilà chez monsieur Morrison. À vrai dire, j’ignore comment est-ce que j’ai bien pu réussir à arriver jusqu’ici. Totalement perdue dans mes pensées, je n’avais fait attention à rien et c’est par des gestes les plus automatiques et naturels du monde que je me suis mise en route. Bon, le principal c’est que je sois en un seul morceau. J’espérai néanmoins ne pas avoir oublié de fermer l’appartement à clé… À peine sortie de mon véhicule, je pouvais apercevoir la porte d’entrée qui s’ouvrait, ma mère m’accueillant vêtue de son tablier et arborant un grand sourire. C’est tout naturellement que je lui rendis son sourire alors qu’elle m’enlaçait. Il était encore tôt et je savais pertinemment que les préparatifs n’étaient pas terminés. Je saluai mon beau-père ainsi que ma sœur à laquelle je souhaitai un joyeux anniversaire en lui tendant mon cadeau, puis rejoignais ma mère à la cuisine en attendant que le reste des invités arrivent. L’estomac serré et le cœur battant à toute allure jusqu’à ce que Liam montre le bout de son nez, je ne me sentis pas soulagée en le voyant et je fus presque déçue pour une raison que j’ignore, me montrant encore et toujours froide et distante à son égard. Evidemment, je faisais de mon mieux pour que rien ne semble suspect, mais je vous laisse imaginer à quel point c’est difficile lorsque l’on meurt d’envie de sauter sur son demi-frère. Vraiment, je dois être maudite. C’est la seule explication que je trouve à ma situation. D’ailleurs, ma grand-mère ne se gêna pas pour me faire remarquer que je ne suis toujours pas mariée et que je demeure seule et sans enfants du haut de mes vingt-sept ans. Pourquoi les repas de famille doivent-ils toujours être aussi embarrassants ? J’aurai d’ailleurs préféré que Liam pense que je suis prise… Enfin, sur ces mots, je préférai m’isoler un instant à la salle de bain qui se trouvait à l’étage. Sans jeter un regard à personne, je fis mine de rien et m’enfermai dans la pièce avant de me passer un peu d’eau sur le visage. En observant mon reflet dans le miroir, je croisai les doigts pour que ce cauchemar prenne fin bientôt. Respirant un bon coup, je me décidai à descendre afin d’aider ma mère à servir le dessert.

Mon cœur faillit lâcher quand je le vis, montant les marches alors que je les descendais assez rapidement. Trop près. Il était trop près. Pour certain, la distance nous séparant pourrait sembler anodine néanmoins, pour un flic qui a l’habitude de respecter un mètre de sécurité avec les accusés, je peux vous assurer qu’à cet instant précis, Liam était beaucoup trop près. J’essayai de le contourner mais rien à faire, il semblait décidé à me provoquer. Je me sentais stupide avec mes airs d’adolescente effarouchée, je n’osais même pas le regarder et j’en venais à me demander si mon teint ne viré pas au rouge tomate. Quelle honte. Reprend-toi Lynn ! Depuis deux ans qu’il s’est décidé à rentrer, il ne t’a jamais vue autrement que froide, distante et presque je m’en-foutiste à son égard. Les choses devaient donc rester telles qu’elles sont. Et s’il se fichait complètement de moi ? Ce serait terriblement gênant qu’il devine ce que je ressens… « Lynn, faut vraiment qu'on parle… Et n'essayes même pas de remettre ça à plus tard, je ne te laisserai pas passer. » ces paroles me firent lever les yeux, et ce fut presque un choc pour moi. Cela faisait tellement longtemps que je ne l’avais pas vu d’aussi près. Si longtemps que je n’avais pas pu détailler son visage comme aujourd’hui je pouvais le faire. Sourcils froncés, je sentais que ma tristesse pouvait se lire sur mon visage et je me raclais immédiatement la gorge, essayant tant bien que mal de reprendre une expression neutre. Alors qu’il me regardait droit dans les yeux, je ne trouvais pas mieux à faire que me retourner légèrement. « Si tu tiens tant à parler, il est hors de question qu’on reste ici. » et je lui tournai alors le dos, me dirigeant dans la chambre que j’occupai lorsque je vivais encore ici, déduisant qu’il me suivrait probablement. Je le laissai alors entrer avant de refermer derrière nous, ne sait-on jamais. Les bras croisés, je ne me décidai toujours pas à le regarder et je me dirigeai vers la fenêtre contre laquelle je m’appuyai, observant le quartier. « De quoi est-ce que tu veux parler ? » dis-je d’un ton si froid que je ne me reconnaissais pas moi-même. Depuis tout ce temps, je n’avais espéré qu’une chose : me retrouver seule avec lui. Et aujourd’hui que je m’y trouvais enfin, je ne pouvais pas m’empêcher de me montrer sous mon mauvais jour. « S’il s’agit de ce qu’il s’est passé avant ton départ… » je fis une pause, inspirant un bon coup pour retenir des larmes qui tentaient de se faire une place sur mes joues. « Laisse tomber, c’est oublié. » évidemment, si il avait un minimum de jugeote il saurait que non, mon comportement laisse clairement entrevoir que non, ce n’est pas oublié. Mais à vrai dire, je me fichais complètement de tout ça. À cet instant précis, je me sentais mal. Bien plus mal que je ne l’aurais imaginé et j’avais envie de fuir en courant pour m’enfermer chez moi et ne plus jamais en sortir. J’avais tellement honte. Honte de mes sentiments. Honte de moi…


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MessageSujet: Re: On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn]   On  fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn] Empty09.03.14 20:27


Lynn and Liam

On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne.

Les repas de famille. Un nom tellement banal qui désigne en fait tellement de situations différentes. Certaines familles se déchirent aux repas dans ce genre, d'autres se félicitent, d'autres s'aiment, certains sont hypocrites, d'autres sincères. Et pourtant le nom est toujours le même. Il y a autant de façon de le vivre que de familles différentes je crois. Quoi que même dans une famille, on peut avoir des façons différentes de vivre la situation. Déjà parce qu’on n’ est pas tous pareil, mais aussi parce que les familles changent. Par exemple, dans mon cas c’est assez flagrant. Quand mes parents étaient encore ensemble, je vivais les repas de famille comme une cour de récré grandeur nature, j’étais le petit prince devant mes grands parents, le seul garçon, le petit dernier , casse cou et curieux de tout qui servait souvent d’attraction avec ses nouvelles acrobaties. Je n’ai jamais redouté ces réunions familiales, c’est d’ailleurs surement à ces endroits là que je me sentais le mieux étant gamin. Je n’étais pas franchement à l’aise avec les jeunes de mon âge, alors que je l’étais totalement avec ma famille. Mais tout ça changea du tout au tout au moment du divorce, et changea encore au moment du remariage. J’ai connu en fait trois familles différentes, trois visions de la vie en famille différente.  Depuis ce fameux remariage, j’appréhende beaucoup plus les repas en famille, redoutant le regard de ma belle mère. Le courant n’est jamais passé entre nous, à cause de moi je l’avoue. Je n’ai jamais été agréable avec elle, et je n’ai pas vraiment eu le temps de changer depuis, étant donné que je suis parti. Depuis mon retour, ça s’améliore petit à petit, en douceur mais au moins on avance. Tout ça pour dire que je ne suis pas spécialement enjoué d’aller à cet anniversaire, mais il faut bien se plier aux règles et faire des efforts pour satisfaire tout le monde. J’arrive donc à la maison dans un état d’esprit assez particulier, dans un état d’esprit qui a pour seul but de satisfaire la famille, sans forcément penser à ce que j’aurais envie de faire à ce moment précis. D’autant plus que Lynn sera là, que Lynn va encore m’éviter, que Lynn va encore m’ignorer. Lynn, Lynn, Lynn, je n’ai que ce prénom en  tête et pourtant elle me hait. Elle ne m’adresse plus la parole et je ne peux même pas lui dire à quel point ça me fait mal, à quel point je regrette d’être parti et à quel point j’ai pensé à elle durant tout ce temps. Je ne peux pas lui dire car elle ne veut pas m’entendre mais quand bien même elle accepterait de me parler, comment pourrais-je décider tout seul de bouleverser toute la famille pour mes propres sentiments ? Je n’ai pas le droit de faire une telle chose. Malgré ce doute omniprésent, je ne peux pas résister à l’interpeller dans les escaliers, j’ai besoin de cette confrontation. Je la regretterai peut-être mais j’en ai besoin. Cela fait trop d’années que je la retarde.

C’est ainsi que je me retrouve face à elle dans les escaliers, proches comme nous ne l’avons pas été depuis longtemps. Son regard est fuyant, il ne reste pas longtemps plongé dans la profondeur du mien qui pourtant n’attend que ça. Son regard m’a tellement manqué, encore plus que ses lèvres peut-être. Il est tellement fort, tellement signifiant. On ne s’est jamais vraiment parlé de tout ça, de notre baiser, de notre rapprochement, mais je crois que je n’oublierai jamais ce regard qu’elle a eu pour moi après ce baiser. Un regard perdu, déboussolé, qui n’attendait qu’une chose : qu’on l’aide. Seule et unique chose qu’il attendait ce regard, seule et unique chose que j’ai été incapable de faire. Elle n’attendait que moi et j’ai fuit. Et ce regard m’a hanté toutes ses années. Aujourd’hui je retrouve enfin ses yeux plongés dans les miens mais son regard est tout autre. C’est un regard froid, presque hargneux, méprisant. Elle n’a pas envie d’être là, pas envie de me faire face, mais elle n’a pas le choix. Il faut que ça sorte. Elle ne va pas me faire croire que cela ne l’a pas touché et qu’elle n’a pas espéré avoir un jour une explication. Cela fait deux ans que je suis rentré, deux ans qu’elle me fuit comme la peste, qu’elle m’en veut comme jamais on ne m’en a voulu. Elle ne peut pas me faire croire qu’elle n’attend rien de moi. Elle accepte finalement qu’on se parle, se dirigeant apparement vers sa chambre. Elle fuit mon regard. Ca fait tellement mal. Je n’ai pas d’autres choix que de la suivre. Elle ferme  immédiatement la porte derrière nous, et elle n’a pas tord, je n’ai vraiment pas envie d’être coupé dans ce moment que j’attends depuis si longtemps. Elle ne me laisse pas le temps de parler, elle a déjà son idée sur la question et veut tout diriger. Elle enchaine alors plusieurs phrases d’affilés, me demandant glacialement de quoi je veux parler , et que surtout, s’il s’agit de ce qu’il s’est passé avant mon départ, autrement dit notre baiser, ce n’est pas la peine car c’est oublié. Déjà le simple fait qu’elle l’aborde sans que j’ai pu décrocher un seul mot me prouve bien que je ne vais pas dans le mur, qu’elle n’a rien oublié du tout. J’aurai pu m’approcher d’elle, tenter de la rassurer, mais je doute que mes gestes auraient été bien accueillis. Je reste alors à distance, sentant sa voix trembler quand elle finit sa phrase. C’est à moi. A moi de sortir ce que j’ai à sortir, ce qui n’attend qu’une chose depuis des années : être enfin dit. Mais une fois devant la situation, une fois que je ne peux plus reculer, ce n’est plus si facile que ça a gérer. " Non c'est pas oublié.. Si c'était oublié, tu n'agirais pas comme ça face à moi depuis mon retour, tu ne serais pas aussi distante, aussi froide.. Tu n'as rien oublié, tout comme moi je n'ai rien oublié et il faut qu'on en parle.." Ca y est, le plus dur était fait. Le sujet est lancé, je ne peux plus reculer. Elle sait de quoi je veux parler. Je sais de quoi elle ne veut pas parler. Et on est là, tous les deux un face à l'autre dans cette chambre à la décoration adolescente, sans oser se regarder dans les yeux. " Je suis désolé .. désolé d'être parti comme ça.. J'aurais pas du vous laisser " Oui " vous " laisser. C'est trop dur de dire d'un coup que c'était elle que j'avais laisser, pour elle que j'étais parti,même si ça semble couler de source comme on dit, c'est bien plus compliqué que ce qu'il y parait de l'avouer. Ma voix est calme, mes mots tremblants, touchants, et mon regard cherche désespérement et en vain le sien. Je ne sais pas comment elle va réagir, si elle va me sauter au cou pour m'embrasser ou pour m'étrangler, ou si elle ne va simplement rien dire, ou s'énerver. Je ne sais pas. Je suis dans le flou le plus complet.
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MessageSujet: Re: On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn]   On  fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn] Empty11.03.14 22:01




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when life leaves you high and dry, i'll be at your door tonight, if you need help. i'll shut down the city lights, i'll lie, cheat, i'll beg and bribe to make you well.


Quand je pense à l’état d’esprit dans lequel je suis venue à ce repas de famille, je me demande sincèrement s’il aurait mieux valu que je reste dans le même ou si celui dans lequel j’étais en ce moment même se trouvait être mieux. En réalité, je ne savais même plus quoi penser. J’étais là, dans mon ancienne chambre à regarder par la fenêtre parce que mon demi-frère duquel je suis complètement amoureuse, et envers lequel je me montre froide et distante, m’a un peu forcé à lui parler en privé. Enfin, c’est moi qui l’ai amené dans ma chambre histoire que l’on n’attire pas l’attention mais c’est lui qui m’a coincé dans l’escalier. Ouais je sais, là n’est pas la question et je cherche tout simplement à tourner mes pensées vers autre chose. C’est vrai, je rêve de cette conversation depuis des années et même si je lui en veux énormément pour ce qu’il a fait, je n’ai pas cessé ne serait-ce qu’une seconde d’espérer qu’il vienne me demander pardon et parfois même, je me suis surprise à rêver qu’il me déclarait sa flamme. Chose qui n’arrivera sans doute jamais et c’est peut-être pour cette raison que j’avais peur. Liam voulait me parler, certes. Mais de quoi ? À mon humble avis, il allait me dire que ce qu’il s’est passé n’a aucune importance, qu’il faut tirer un trait là-dessus et que l’on devienne une vraie famille. Ce mot me donnerait presque envie de vomir. Cela me noue l’estomac et tant de sentiments différents m’envahissent que je ne sais même plus ce que je ressens. Beaucoup de culpabilité, je m’en veux car mes sentiments n’ont pas lieux d’être. Même si nous ne sommes pas liés par le sang, nos parents sont mariés et je n’ose même pas imaginer à quel point ma mère me détesterait d’apprendre ce qu’il se passe dans ma tête de pauvre imbécile stupide et torturée. À côté de de ça, je me sens malgré tout triste, déçue et je regrette de ne pas avoir osé retenir mon demi-frère il y a dix ans. Je regrette de ne pas avoir eu le courage et l’audace de lui dire ce que je commençais déjà à ressentir à l’époque. Et aujourd’hui encore, je sais pertinemment que je serais incapable de lui dévoiler quoi que ce soit… J’ai bien trop peur de la réaction qu’il pourrait avoir et je sais que je me sentirais encore plus coupable envers ma mère si j’osais « officialiser » mes sentiments, même si Liam était le seul au courant. Trop de choses me passaient par l’esprit. Trop de choses contradictoires et similaires à la fois tandis que celui qui était désormais mon frère se trouvait être plus près de moi qu’il ne l’a jamais été depuis ce fameux événement du mariage. Et voilà même deux ans que je l’ignore et lui adresse à peine la parole.

Comment est-ce que je pouvais bien me comporter aujourd’hui si je ne voulais pas attirer ses soupçons ? Je devais encore et toujours resté froide et distante. De le savoir là, juste derrière moi, sans même pouvoir lui demander de me prendre ses bras me faisait terriblement mal et je devais faire un énorme travail sur moi-même pour ne pas que mes nerfs lâchent. Que pouvais-je bien lui dire ? Mon cerveau était  l’état de semoule et je n’arrivais même plus à réfléchir. La seule que je réussi à dire le prouva bien trop. C’est oublié. Non mais, je croyais sérieusement qu’il allait me croire sur parole et ne pas faire de rapprochement ? Si je suis si mauvaise avec lui et que j’aborde immédiatement le sujet du mariage, cela prouve bien que je n’ai rien oublié du tout et que la raison de ma rancœur n’est pas cachée loin. Ma pauvre fille, tu ne sortiras pas de cette histoire indemne. Et d’ailleurs, la réponse du jeune médecin ne se fit pas plus attendre : « Non c'est pas oublié… Si c'était oublié, tu n'agirais pas comme ça face à moi depuis mon retour, tu ne serais pas aussi distante, aussi froide... Tu n'as rien oublié, tout comme moi je n'ai rien oublié et il faut qu'on en parle… ». Comme il fallait s’y attendre, je ne trouvais pas de mots pour répondre à ça. Dieu seul sait si j’aurais pu aligner ne serait-ce que trois mots d’ailleurs. Les battements de mon cœur étaient si forts que j’avais l’impression qu’il finirait tôt ou tard par bondir hors de ma poitrine et mon estomac était si noué qu’il me donnait l’impression de s’être enroulé sur lui-même. Une grimace sur le visage, je restai silencieuse, luttant pour ne pas exploser. Je voulais tellement qu’il me dise qu’il m’aime, que je lui ai manqué et qu’il n’aurait jamais dû partir et pourtant, d’un autre côté, j’espérai qu’il me mette les points sur les i afin que je puisse essayer de tourner la page… afin de ne blesser personne. Je me sentais si égoïste et minable, espérant malgré tout qu’il briserait le silence pour réaliser mes rêves les plus fous. « Je suis désolé... désolé d'être parti comme ça... J'aurais pas du vous laisser. » cette phrase, je ne savais pas comment l’interpréter. Il s’excusait d’être parti mais en même temps, il s’excusait pour tout le monde. Devais-je comprendre qu’il s’en voulait de ne pas avoir expliqué son geste envers moi ou regrettait-il seulement d’être parti comme un voleur sans s’expliquer auprès de toute la famille ? Au final, j’aurai dû m’en douter. Ce baiser qui m’a littéralement fait chavirer le cœur. Ce même baiser qui m’a hanté durant des nuits. Celui qui m’a déboussolée et m’a fait prendre conscience de mes sentiments… ce baiser auquel je porte tant d’importance ne semble pas l’avoir atteint une seconde. Il pensait que je lui en voulais de nous avoir abandonnés ? Foutaises. S’il savait ce à quoi je pensais, je me demande ce qu’il aurait à répondre. Et je profitai de ses excuses pour enchaîner avec un ton glacial : « Tiens, parlons-en de la famille que tu as laissé ! Sais-tu que, étrangement, ta sœur s’est mise à me détester après ton départ ? Mais j’imagine que tu ne sais pas et que tu n’y es pour rien, n’est-ce pas ? », mon objectif était complètement flou. Au départ, je souhaitais retourner ses excuses contre lui et finalement, je commençai à vouloir le pousser à bout pour qu’il finisse par enfin me parler explicitement de ce baiser. Je voulais qu’il me dise pourquoi est-ce qu’il l’avait fait et pourquoi est-ce qu’il était parti sans même me toucher un mot à ce sujet. Même si ça devait me briser le cœur, j’avais besoin de connaître la vérité. Je me retournai alors brusquement vers lui, ne cherchant même plus à paraitre froide et je-m’en-foutiste non. Au contraire, ma tristesse pouvait très certainement se lire dans mon regard mais je m’en fichais. Depuis dix ans j’attendais des réponses, et aujourd’hui qu’il était à ma disposition, j’allais les avoir. « Et on en parle, de l’état dans lequel tu m’as laissé ? », tout en parlant, je m’avançai doucement vers mon demi-frère. Cette question pouvait sous-entendre beaucoup de choses mais n’était pas non plus une preuve de mes sentiments. Après tout, j’aurai très bien pu me sentir seulement coupable envers ma mère ! Il y avait encore beaucoup de choses que je voulais dire mais j’attendais une réponse de sa part, espérant toujours secrètement que la conversation prendrait une tournure positive, si l’on peut dire…



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MessageSujet: Re: On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn]   On  fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn] Empty19.03.14 13:53


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Des excuses, ça parait tellement anodin dit comme ça mais cela fait des années que je veux les faire sans en avoir le courage. Des années que je l’évite, des années qu’elle doit attendre une explication sans pouvoir l’obtenir. Des années qu’elle me hait pour quelque chose que je regrette. Des années qui se terminent à l’instant même. Oui, je viens enfin de lui faire ces excuses. Excuses certes floues et pas du tout expressives mais le mot "désolé" vient enfin de sortir de ma bouche. Il y a tellement de choses qui se bousculent dans ma tête, tellement de choses qui m’ont traversé l’esprit pendant toutes ses années, des situations plus improbables les unes que les autres que je me suis inventé en me demandant laquelle serait la plus propice à des réconciliations, mais maintenant devant le fait accompli, je suis incapable de dire clairement ce que je ressens.  Je ne comprends toujours pas pourquoi elle me perturbe autant, pourquoi elle me touche autant, tout simplement, pourquoi je l’aime autant. Car oui je l’aime. Je le sais, je le sens, et même si je n’ai pas voulu l’accepter il y a quelques années, maintenant je le sais. Je l’aime vraiment. Mais comment lui dire ? Comment lui faire comprendre ? Et surtout comment est-ce que je peux me permettre de chambouler sa vie et  celle de ma famille une nouvelle fois, peut-être seulement pour un caprice qui ne durera pas ? Tant de questions se battent dans ma tête, sans que cela se voit d’un aspect extérieur. Je suis toujours cet homme fort, sérieux, médecin, digne de confiance, mais qui ne montre rien. Si j’avais été différent, rien ne se serait passé comme ça. Je lui aurais tout simplement avoué mes sentiments, sans être lâche comme j’ai pu l’être et au moins nous aurions été de suite fixé. Mais je n’en ai pas eu le courage, et comme elle me le dit très justement, j’ai fait souffrir ma famille. J’apprends par contre que le comportement de ma sœur a changé vis-à-vis de Lynn. Leigh savait très bien les sentiments que j’avais pour ma demi sœur, elle savait que c’est à cause de notre baiser que je suis parti, elle savait tout ça, et bien que je lui ai demandé de ne pas en vouloir à la jolie brune, elle ne put apparemment pas s’en empêcher. En même temps je peux comprendre, moi aussi j’en aurai voulu à quiconque qui aurait osé me retirer ma sœur. Mais je ne voulais pas que la vie de Lynn se complique autant, elle ne mérite pas ça, elle n’a rien fait de mal au fond. Elle n’y est pour rien. Certes elle aussi m’a embrassé, certes elle ne m’a pas retenue, mais elle ne m’a pas forcé à partir, j’ai fait mes choix tout seul, choix que je regrette amplement, mais qui n’avaient pas à bousculer la vie de Lynn. Je tente alors de lui répondre, baissant un peu le ton, en tout cas bien plus bas que le sien. Elle avait commencé à faire ressortir cette haine qu’elle doit avoir enfouie en elle, depuis bien trop longtemps. " Non je savais pas.. Je lui avais pourtant dit que tu n’y étais pour rien, que ça ne devait pas te retomber dessus. Pour ça aussi je suis désolé. Je suis désolé pour beaucoup  de choses d’ailleurs, beaucoup trop, même si je sais que rien ne pardonnera ce que j’ai fait.. Enfin mon départ " Autant préciser le "ce que j’ai fait", car le quiproquo était bien trop facile. Je ne veux pas qu’elle croit que je regrette de l’avoir embrassé, car ce n’est pas le cas, si c’était à refaire je le referai. Ce que je regrette c’est évidemment la suite, ma réaction idiote, mon départ précipité, mon manque d’explication auprès d’elle. C’est ça que je regrette, mais en aucun cas notre baiser.

Elle se rapproche doucement de moi, moi qui n’ai pas bougé d’un poil depuis le début de notre discussion, planté face à elle, dos à la porte. Je suis comme paralysé par la situation, comme si tout allait s’écrouler si j’osais bouger un cil. Sa voix s’est aussi adoucie, mais surtout attristée, son regard semble briller, comme si des larmes désiraient prendre place sur ses joues. Dans quel état je l’ai laissé ? Je ne sais pas dans quel état je l’ai laissé. Je me doute bien qu’elle n’était pas sur un beau nuage, mais je n’ai jamais eu d’explications, je ne sais pas à quel point elle en a souffert. Et d’ailleurs, est-ce qu’elle a souffert de me perdre ou souffert de ne pas comprendre ? D’être abandonnée sans explications, d’être trahi, ou de perdre quelqu’un qu’elle aime ? Elle n’a jamais su ce qu’il en est de mon coté, mais je ne sais pas non plus ce qu’elle ressentait réellement. Quand je la vois ainsi s’approcher de moi, je n’ai qu’une envie : passer ma main sur sa joue et lui dire que maintenant je suis là, que je ne partirai plus, que je veux tout recommencer à zéro, avec elle.  Au lieu de ça, ma main passe derrière ma nuque, avant de se glisser dans mes cheveux, mes yeux se baissent, arrivant à peine à la regarder vraiment. Je ne veux pas refaire la même erreur, l’embrasser de nouveau sans rien lui expliquer, même si j’en meurs d’envie. J’en  meurs d’envie depuis des années de ce nouveau baiser, mais je n’ai pas le droit de le faire de cette façon, je ne peux pas. Je finis par relever la tête vers elle, quelques secondes après sa question, secondes qui furent longues et silencieuses. Mon regard doit, tout comme le sien, refléter la tristesse, le remord. "T’imagines pas non plus dans quel état je suis parti. "Un petit moment de silence, le temps d’avaler ma salive, de reprendre ma respiration qui semble s’enfuir beaucoup plus vite en la présence de ma demi-sœur. "Je savais plus où j’en étais, j’ai complètement perdu les pédales. Je voulais pas chambouler ta vie, mais finalement je l’ai bien plus chamboulée en partant je crois.. J’ai pensé tellement de fois à t’appeler et à revenir.. " Je me mets totalement à nu devant elle, à cœur ouvert. Je ne le fais jamais mais là je n’ai pas vraiment le choix. J’en ai même besoin au fond. Il faut qu’elle sache tout ça, et il faut que je le dise, c’est un poids tellement lourd sur mes épaules. J’ai tellement de choses à lui dire, que tout se mélange. Je ne sais pas si je suis vraiment clair, compréhensible, mais dans tous les cas, le son de ma voix tremblante devrait lui faire comprendre que je ne joue pas, que je suis sincère. Reste à savoir si elle est prête à se mettre à ma place et à accepter mes excuses, si platement faites.


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MessageSujet: Re: On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn]   On  fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn] Empty09.04.14 19:43




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Désolé. Ce mot résonnait dans ma tête comme le son d'une cloche dans un petit village. Comme si je n'entendais que ça, littéralement abasourdie par la situation, je n'étais plus capable de réfléchir. Il était désolé. Mon demi-frère était en train de s'excuser. Après toutes ses années que j'ai passé à essayer de ne plus penser à lui, à tenter de tourner la page en me rachetant une conduite auprès de ma pauvre mère qui ignore tout de la trahison qui se trame sous son propre toit. Après tout ce temps, à espérer en vain des excuses, voilà que je venais enfin de les entendre et étrangement, je ne me sentais pas soulagée. Peut-être même était-ce le contraire. J'ignorais totalement si ses excuses concernaient simplement le fait qu'il m'ait laissée seule dans une situation délicate ou s'il s'excusait à propos du baiser en lui-même. Peut-être qu'il regrettait son geste qui n'aurait jamais dû arriver à ses yeux. Peut-être suis-je la seule à me torturer l'esprit en ce moment même et ce, depuis des années déjà. Je n'avais pas la réponse à ces interrogations mais je savais néanmoins que je ne pouvais pas passer l'éponge aussi facilement. J'avais besoin que les choses soient claires entre nous et je n'attendais que ça : qu'il me dise enfin si oui ou non, ce geste était une erreur à ses yeux. Je voulais une réponse. Plus que tout au monde je souhaitais une raison de tourner la page, ou encore... une raison de littéralement lui sauter au cou pour m'y accrocher et ne jamais le lâcher. Ce désir intense de ne l'avoir que pour moi, de découvrir que mes sentiments étaient réciproques... j'aurais voulu le chasser de mon esprit mais c'était chose impossible. Evidemment au fond, je m'en voulais. Nos parents étaient mariés et je n'avais aucunement le droit de gâcher leur bonheur pour un caprice stupide et égoïste. C'est d'ailleurs ce sentiment de culpabilité qui primait jusqu'à présent. Non seulement je lui en voulais vraiment pour m'avoir abandonnée mais aussi, je lui en voulais pour m'avoir mise dans cette situation. Et mon seul moyen de lui faire comprendre ma colère ainsi que, peut-être, m'aider à tout arrêter tout de suite, était de me montrer froide, distante et presque méchante. Je ne tardais d'ailleurs pas à évoquer la détérioration de ma relation avec Leigh-Ann depuis le départ de mon demi-frère. Alors que nous devenions de bonnes amies, elle s'est soudainement mise à se conduire comme une peste à mon égard, comme si j'avais commis la plus grosse erreur de toute mon existence. Comme si j'avais moi-même poussé son frère à partir. Autant le dire, cela n'avait pas rendu les choses plus simples, au contraire. Et même si j'aurais préféré pleurer toutes les larmes de mon corps en hurlant que je l'aime, ma culpabilité et ma rancœur m'oppressaient. Je n'avais tout simplement pas le droit d'agir de la sorte, je devais éloigner Liam de moi ou faire des efforts pour ne le voir que comme un frère. Chose qui me semblait complètement impossible. Le savoir à mes côtés, me disant que peut-être tout n'était pas perdu entre nous... Les bras croisés, je me pinçais pour ne pas lâcher prise et réussir à contenir tout ce que j'avais sur le cœur. Mais plus la conversation avançait, plus c'était difficile. « Non je savais pas.. Je lui avais pourtant dit que tu n’y étais pour rien, que ça ne devait pas te retomber dessus. Pour ça aussi je suis désolé. Je suis désolé pour beaucoup de choses d’ailleurs, beaucoup trop, même si je sais que rien ne pardonnera ce que j’ai fait.. Enfin mon départ. », j'allais exploser. L'entendre dire qu'il est désolé, encore et encore, me poussait presque à succomber à la tentation de le pardonner. Je voulais qu'il me prenne dans ses bras, que tout s'arrange et que l'on reparte de zéro. Je voulais qu'il sache pourquoi je lui ai rendu son baiser à l'époque et pourquoi je lui en voulais autant d'être parti. Je voulais qu'il sache la vérité, et non pas ce que ma culpabilité me dictait.

Respirant doucement, je tentais de me calmer tout en me tournant vers lui, me rapprochant à petits pas. Un si grand nombre de sentiments à la fois similaires et contradictoires envahissaient mon esprit que je ne savais plus sur quel pied danser. D'ailleurs, c'est à se demander comment est-ce que j'arrivais à lutter contre l'arrivée d'une migraine affreuse. Légèrement plus calme, ne sentant plus les larmes monter, j'entrais dans les confidences sans même m'en rendre compte. Si seulement il savait oui, dans quel état est-ce que j'ai été après son départ. S'il savait à quel point j'étais triste et désorientée, comme s'il constituait mon seul et unique repaire dans une ville que je connais depuis toujours. Ce parfait inconnu était devenu, en seulement quelques mois, la personne la plus importante et même si je tentais de nier, la vérité me rattrapait aussitôt. Debout face à lui, je me surprenais à espérer à nouveau. Espérer que peut-être, la conversation tournerait bien et que le cauchemar serait définitivement derrière moi. Seulement, avais-je réellement le droit de penser une chose pareille ? Si par malheur quelqu'un entrait dans cette pièce, il y a des chances pour que l'on soit obligé de justifier cette scène par un mensonge. Mais le secret que l'on garde en nous depuis des années était déjà bien trop conséquent pour y ajouter quoi que ce soit d'autre. Je l'aime, c'est certain, mais je ne pourrais pas supporter de trahir encore plus ma mère. C'est tout de même la femme qui m'a mise au monde et même su je pense que quelque part, elle comprendrait la situation, je reste persuadée que son bonheur n'en serait que sali. Malgré tout, j'osais enfin plonger mon regard dans celui de mon demi-frère qui semblait aussi dépité que moi... « T’imagines pas non plus dans quel état je suis parti. », cette phrase éveilla ma curiosité bien que je remis mes idées en place rapidement, imaginant qu'il était tout simplement triste de laisser sa famille. Néanmoins, cette lueur d'espoir ne voulait pas me quitter et je n'arrivais pas à ouvrir la bouche quand il finit par rompre le silence. « Je savais plus où j’en étais, j’ai complètement perdu les pédales. Je voulais pas chambouler ta vie, mais finalement je l’ai bien plus chamboulée en partant je crois.. J’ai pensé tellement de fois à t’appeler et à revenir.. », je ne savais désormais plus quoi penser. Qu'est-ce que cela voulait-il dire ? Les choses étaient encore tellement floues, j'aurais voulu le pousser à dire clairement ce qu'il pensait mais, j'en avais à la fois peur et envie. Mes sentiments étaient si contradictoires et je ne savais plus quoi dire, quoi penser ni comment agir. Je restais là, debout devant lui telle une idiote, à ne rien dire tout en l'observant comme si je venais de voir un fantôme. Finalement, je baissais le regard tout en décroisant les bras. Totalement perdue, je passais une main sur mon front comme si je réfléchissais à une solution pour conclure une enquête. Soupirant, je décidais de me laisser aller... « Alors pourquoi est-ce que tu m'as pas appelé ? Pourquoi n'es-tu pas revenu ? Qu'est-ce qui a bien pu te chambouler au point de tout abandonner ? », ces questions ne répondraient certainement pas à la principale que je me posais depuis des années, mais peut-être serait-ce déjà un début. Mais je comptais bien le pousser à bout pour obtenir mes réponses et maintenant qu'on en était là, il était hors de question que je le laisse se défiler facilement. « À ce que je sache, la vie ici n'était pas un enfer. Du moins, pas à ce point-là. Si ? », je tournais autour du pot et j'en avais conscience mais je n'osais pas dire franchement les choses. Pourtant, je désirais plus que tout le lui dire. Mes lèvres brûlaient mais rien ne voulait sortir. Mais, après quelques secondes de silence, je plongeais à nouveau mon regard dans celui de mon demi-frère, me rapprochant encore un peu ce qui me força à lever légèrement la tête. « Je t'ai attendu, tu sais. », une chose de dite. J'ignorais quelle serait sa réaction, mais je ne laissais entendre aucun sentiment en particulier, attendant de sa réponse une mise au point. Peut-être une raison de faire la paix et  de conclure cette histoire pour finalement tourner la page sur mes sentiments interdis. Ou peut-être verrais-je mes espoirs se réaliser.


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MessageSujet: Re: On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn]   On  fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn] Empty11.04.14 14:49



Lynn and Liam

On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne.

Je sais très bien que dans la situation, l'adage " faute avouée à moitié pardonnée " n'allait pas suffire à me sortir de cette situation. Je ne croyais quand même pas que tant d'années d'absence allaient être réparées en quelques mots, lancés sur un coup de tête. Elle a besoin de comprendre, besoin de savoir pourquoi je suis parti, pourquoi je ne l'ai pas rappelé, pourquoi je n'ai pas été fichu de lui dire ce que je pensais à ce moment là au lieu de l'embrasser et de prendre la fuite. Elle me dit qu'elle ne comprend pas pourquoi je suis parti, me parlant de vie horrible, de chamboulements, comme si elle n'avait vraiment aucune idée de la raison de mon départ. Elle le sait et elle attend que je lui dise clairement ou elle n'a vraiment aucune idée, et je lui ai en fait juste manqué comme un frère. Elle a peut-être pris ce baiser comme un coup de tête d'adolescent, comme un baiser d'au revoir. Après tout, elle peut même penser que j'avais prévu mon départ avant de l'embrasser qui c'est. Je me rends compte en l'écoutant parler que l'on n'a vraiment jamais eu de discussions, tout ces petits détails qui me paraissent tellement évidents ne le sont peut-être pas à ses yeux. Mes actes ce jour là on était tellement incompréhensible qu'elle n'a peut-être jamais réussi à y voir clair. Plus les secondes défilent, plus je me sens mal à l'aise. Plus ses mots sortent de sa bouche, plus l'émotion m'envahit. Plus elle se rapproche, plus se yeux me fixent, plus sa voix tremble, plus j'ai envie de l'embrasser. Cette envie tellement forte cette envie qui m'a fait quitter le pays quelques années plus tot est toujours présente. Sauf qu'aujourd'hui je ne sais toujours pas si elle est réfléchit. Mais je crois qu'après avoir passé tant de temps à réfléchir, je n'ai plus envie de réfléchir. Ses yeux me regardent, ses paroles me murmurent qu'elle m'a attendu. Je fais à mon tour un pas vers elle, étant à présent presque collé à elle. Nos regards qui se croisent sont toujours autant forts et intenses. Pourtant je n'arrive pas à sortir le moindre mot, je n'arrive pas à lui répondre. Je ne me vois pas lui dire " Je t'aime et je suis parti parce que je n'assumais pas ". Non mais vous m'imaginez lui sortir ça tout naturellement après avoir passé 8 ans à me taire ? L'envie d'agir prend le dessus sur l'envie de parler. Mes yeux divaguent des siens à ses lèvres, ma main remonte doucement jusqu'à se poser sur sa joue, du bout des doigts. Elle est tellement belle, elle m'a tellement manqué. Mes lèvres ne tardent pas à rejoindre les siennes, quelques secondes d'extrême douceur, un moment court et intense, attendu depuis tant d'années. Certes je n'ai pas toujours les mots mais je sais quand même me faire comprendre. Et cette fois ci, je ne partirai pas, qu'importe les conséquences. " Je ne t'ai pas oublié, pas une seule seconde.. Tu m'as manqué Lynn. " Ca c'est dit. J'ai comme l'impression que mon coeur et mon estomac se battent en duel pour savoir lequel des deux se fera le plus sentir, et je peux vous dire qu'ils se défendent bien tous les deux. Tant d'émotions d'un coup, tant de changement. La situation semble presque irréaliste tellement je ne l'attendais plus. Ma main reste quelques secondes posée sur sa joue avant de me reculer. Je ne sais pas quoi penser à cet instant précis, elle ne réagit pas réellement, elle semble choquée de ce qu'il se passe, je ne sais pas si c'est choquée agréablement ou non mais elle doit se demander ce qu'il lui arrive, ce qui est tout à fait compréhensible. C'est moi qui suis parti, c'est moi qui l'ai abandonné, c'est donc normal que ça soit à moi de m'ouvrir et de parler, je n'ai pas le choix. " C'est ça qui m'a fait partir. C'était insupportable pour moi de me dire que j'allais avoir en face de moi tous les jours ce regard sans pouvoir faire ce dont j'avais envie. Mais maintenant je me rends compte que je n'aurais jamais du partir, ça n'a strictement rien changé à ce que je.. " Je cherche mes mots, du moins ce mot qui a tant de mal à sortir, mais qui se doit être là pour finir ma phrase. " ressens " Ma voix se fait plus douce, fragile, presque tremblante. Je suis en train d'avoir la discussion que j'attends depuis un nombre d'année impressionnant et les mots sortent enfin, même si je n'ai aucune idée de la réponse qui m'attend.

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MessageSujet: Re: On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn]   On  fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn] Empty11.04.14 20:18




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Mon cerveau bouillonnait littéralement, et je ne parlerai même pas de mon estomac et des battements de mon cœur qui devenaient presque insupportables. À vrai dire, j’ignorais complètement lequel de ces trois organes aurait raison de moi en premier. Et pour arranger les choses, mes jambes semblaient être à l’état de coton. Combien de temps est-ce que je me donnais avant de me vautrer sur le sol comme une imbécile, ternissant à jamais mon image aux yeux de mon demi-frère ? Oh, certainement pas bien longtemps. Il y avait même fort à parier pour que cela se joue à quelques secondes. En réalité, je me sentais perdue entre mes sentiments et ma raison. Entre le rêve et la réalité. Entre mes espoirs et ce qui me semblait plus probable en ce qui concerne la suite des événements. Plus le temps passait, plus la conversation avançait, plus je me demandais où est-ce que cela allait bien pouvoir nous mener. J’étais là, face à cet homme que j’aime depuis maintenant huit ans, tiraillée entre l’envie de lui sauter au cou et celle de m’enfuir à toutes jambes. Très sincèrement, bien que j’attende ces explications depuis trop longtemps, j’ignorais si j’allais être capable d’en supporter l’issue. Que ce soit positif ou négatif, d’ailleurs. Et s’il me disait tout simplement que mes sentiments ne sont pas réciproques et que je ne suis pour lui que sa demi-sœur sur les papiers officiels, rien de plus… Serais-je capable de le supporter ? L’idée de devoir oublier ce baiser que l’on a échangé au mariage de nos parents et même pire, devoir tirer un trait ferme et définitif sur ces sentiments amoureux qui me rongent depuis des années, c’était tout bonnement inconcevable à mes yeux. Ma reconstruction ne ferait pas en peu de temps, voire peut-être même pas du tout et je n’ose même pas imaginer la phase noire que je devrais traverser. Mais d’un autre côté, j’ignorais si je serais capable d’assumer une relation aussi dangereuse si au contraire, mes espoirs finissaient par se réaliser. Quand j’y pense, ce serait si compliqué. Entre notre famille qui ne devrait jamais découvrir cette relation si l’on ne voulait pas être renier et blesser tous ceux que l’on aime, le sentiment de culpabilité et pire encore… nous n’aurions aucun avenir. À moins de dévoiler nos sentiments au grand jour et à tout notre entourage, comment pourrions-nous espérer pouvoir vivre ensemble un jour ? Je vais peut-être aller un peu loin dans mes suppositions mais, un couple comme le nôtre ne pourrait même pas ne serait-ce que penser au mariage et aux enfants. Sur le cours terme, ce genre de relation est peut-être possible bien que difficile à vivre. Mais sur le long terme, ce n’est sûrement pas possible, aussi douloureux que cela puisse être. Qui envisagerait une vie sans enfants ? Ce n’est certes pas ma priorité pour le moment, mais j’approche la trentaine et je ne tiens pas à rester une pauvre femme aigrie par le temps et ses sentiments pour un homme qu’elle n’aura jamais. Ces pensées auraient eu le pouvoir de faire couler de nouvelles larmes le long de mes joues si mon demi-frère ne s’était pas avancé dangereusement près de moi. J’eus un certain mouvement de recul de la tête mais mes jambes ne bougèrent pas d’un pouce. La plupart de mes organes semblaient ne plus vouloir répondre alors que j’observais le visage de Liam comme je n’en avais pas eu l’occasion depuis… longtemps. Trop longtemps. J’étais pétrifiée par cette soudaine proximité et à la fois obnubilée par son charme. Comment voulez-vous qu’une femme lui résiste ? C’était tout bonnement impossible, et je comprenais désormais pour quelle raison est-ce que je n’avais pas réussi à l’oublier. Bien qu’il m’ait fait beaucoup de mal en partant ainsi, cet homme me faisait chavirer et les battements de mon cœur s’accélérant alors qu’il approchait son visage du mien le prouvait bien. Je ne comprenais pas trop ce qu’il était en train de se passer et je n’eus même pas le temps de réaliser que ses lèvres se trouvaient sur les miennes que je lui rendais déjà son baiser. Que se passait-il donc ? Il y a toutes justes dix minutes, nous avions l’air de deux exs en colère et maintenant, voilà que nous nous embrassions passionnément. Mon cœur me donnait l’impression de sortir de ma poitrine tandis que mon estomac se serrait de plus en plus. Être amoureux est une véritable maladie… Mais ce court instant de tendresse me réjouit autant qu’il me fit peur. Je ne savais pas à quoi m’attendre pour la suite. Allait-il de nouveau s’en aller et me laisser seule avec ma conscience ? Peut-être même se rendrait-il compte qu’il fait une erreur et je me retrouverais là, telle une idiote. Allez savoir pour quelle raison est-ce que je ne voyais aucune issue positive à toute cette histoire. Probablement à cause des années que j’avais passé à essayer d’oublier. Enfin, ce n’était certainement pas le moment de penser à cela. Sa douce et chaleureuse main encore sur ma joue, mon demi-frère s’éloigne un peu : « Je ne t'ai pas oublié, pas une seule seconde… Tu m'as manqué Lynn. », ces mots me touchèrent tellement que je restais là, droite comme un piquet, observant mon interlocuteur dans les yeux comme pour déceler un mensonge. La situation me semblait si irréaliste, si inattendue que j’avais du mal à y croire. À tel point que, j’avais beau avoir des tonnes de choses à lui confier, ma bouche refusait pourtant de s’ouvrir et c’était inutile d’essayer de dire quoi que ce soit. Je me trouvais muette et j’espérais qu’il brise le silence à ma place. Peut-être même qu’il m’explique ce geste soudain auquel je ne m’attendais pas. Et heureusement, c’est ce qu’il fit. « C'est ça qui m'a fait partir. C'était insupportable pour moi de me dire que j'allais avoir en face de moi tous les jours ce regard sans pouvoir faire ce dont j'avais envie. Mais maintenant je me rends compte que je n'aurais jamais dû partir, ça n'a strictement rien changé à ce que je… », j’étais totalement abasourdie. Et le dernier mot qu’il ajouta n’arrangea pas mon état. Ce qu’il ressent ? Est-ce que cela voulait dire que les scénarios que je me faisais dans mes rêves les plus fous étaient finalement en train de se réaliser ? Je ne savais plus quoi penser. Mon cerveau était complètement retourné, je ne sentais même plus mon estomac tant il était noué et mon cœur menaçait de lâcher et pourtant, j’avais l’impression qu’un immense poids libéré mes épaules. Les pensées négatives que j’avais quant à notre futur avaient disparues et je ne pensais plus qu’à une chose : lui dire en retour ce que moi je ressentais. Je ne savais pas si je devais sourire ou garder cet air surpris et perplexe mais je baissais les yeux, observant le sol quelques secondes avant de respirer un grand coup. « Je… je pensais que tu étais partie pour te débarrasser de moi, en quelque sorte. » commençai-je par lui avouer. Depuis le début, j’étais persuadée – de là même à en mettre ma main à couper – que son départ me visait d’une façon négative. Et le fait qu’il ne m’ait pas donné de nouvelles par la suite n’a fait que confirmer mes soupçons quelque peu… infondés. « Mais pourquoi est-ce que tu ne m’as pas contacté par la suite ? Pourquoi tu ne nous as laissé aucune occasion d’en discuter, et de nous expliquer ? », ces questions me rongeaient l’esprit depuis bien trop longtemps pour que je passe à côté des réponses. Il y a fort à parier pour que lui aussi ait des choses à me demander et je lui répondrai mais, lui d’abord, puisque la conversation tournait ainsi. Je me sentais si bête à ne pas savoir comment agir. Je restais là, face à lui, les bras croisés. Non pas pour paraître froide et autoritaire, mais seulement pour occuper mes mains qui voulaient gigoter dans tous les sens. Étrangement, je n’osais pas aborder explicitement le sujet du baiser. Que ce soit celui de aujourd’hui ou celui d’il y a huit ans. Comme si j’attendais toujours une confirmation que je n’étais vraiment pas en train de rêver.


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MessageSujet: Re: On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn]   On  fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne. [Lynn] Empty14.04.14 8:18



Lynn and Liam

On fait tous des erreurs. Laisses moi réparer la mienne.

Elle prolonge mon baiser. Elle se laisse faire. Elle m'embrasse. J'ai posé mes lèvres sur les siennes sans avoir aucune idée de l'accueil qu'elles allaient me réserver et je peux dire que je suis plus que surpris. Alors elle aussi elle attend ça depuis huit ans ? Elle aussi elle mourrait d'envie de me retrouver ? Ou s'est-elle juste fait prendre au dépourvu ? Certes c'est moi qui suis parti et qui est fui la situation mais elle n'a jamais cherché à me rattraper, jamais chercher à comprendre le pourquoi de mon départ. Du coup je me suis toujours dit que c'était parce qu'elle approuvait ma décision, qu'elle regrettait ce baiser et qu'elle aussi pensait qu'il valait mieux que je disparaisse de sa vie. Ce jour là, les quelques verres d'alcool présents et l'euphorie du mariage l'avait poussé dans mes bras mais peut-être que sans ces deux facteurs là ça ne serait jamais arrivé. Peut-être qu'elle a toujours regretté ce baiser. Peut-être qu'il ne signifiait rien pour elle et qu'elle me hait depuis ce jour là. Ou peut-être que ça lui est totalement indifférent et qu'elle a tout oublié depuis que je suis parti. Voilà toutes les questions qui me torturent le cerveau depuis presque une dizaine d'années, toutes ses questions qui ne trouvent pas de réponses et que j'ai trop peur de poser. Pendant toutes ses années j'ai préféré être ignorant plutot que d'être déçu par les réponses, mais aujourd'hui j'ai besoin de savoir, besoin de poser des mots sur ce qu'il s'est passé et se passe entre nous, soit pour concrétiser, soit pour pouvoir tourner la page, un jour. Et le fait qu'elle prolonge mon baiser ne m'avance pas beaucoup plus à vrai dire. Je n'arrive toujours pas à comprendre ce qui nous arrive. C'est alors qu'elle me répond, avec une voix tremblante, emplie de tristesse, qu'elle pensait que j'étais parti pour me débarrasser d'elle. J'hoche la tête négativement par instinct, elle est tellement loin du compte. Mais je me rends compte que pendant tout ce temps elle pensait exactement comme moi, elle pensait que je regrettais de l'avoir embrasser, que je ne voulais plus la revoir, contrairement à ce qu'elle voulait elle apparemment. Celà signifie donc qu'elle voulait me revoir ? Qu'elle ne regrette pas ce baiser ? Qu'elle aussi ressent quelque chose ? En bonne enquêtrice elle est très douée pour poser des questions mais un peu moins pour y répondre et ainsi se livrer. Dans son esprit ça doit commencer à devenir de plus en plus clair sur mes intentions alors que de mon coté ça reste totalement flou concernant les siennes. Oui je sens bien que mon départ l'a rendu triste, mais je ne peux pas me faire à l'idée qu'elle  ans à ressent quelque chose pour moi tant qu'elle ne le dit pas. Après avoir passé huit ans à se convaincre du contraire, je ne peux pas la croire sur la base de simple sous entendu. Et voilà que l'inspectrice Lee-Anderson recommence sa foulée de questions. Et pourquoi, et comment. Et elle dans tout ça ? Certes c'est de ma faute si on a été séparé, j'en suis totalement conscient et je n'oserai jamais lui lancer la pierre, mais avouez quand même que lorsqu'on tient à quelqu'un, on fait tout ce qu'on peut pour le retenir non ? Elle avait eu peur ? Ou trop de fierté ? Je ne sais pas mais toujours est-il que je n'ai pas eu un mit de sa part pendant toutes ses années. " J'ai jamais voulu me débarrasser de toi. J'ai juste pensé aux autres avant de penser à moi. A nos parents,  à la famille. Je ne voulais pas tout bousculer pour un coup de coeur d'adolescent.. " Mon regard qui a rejoint le sol pendant mes explications, finit par retrouver le sien, tout autant rempli d'émotion que le mien. " Mais c'était pas un coup de coeur d'adolescent.. Pourquoi tu m'as laissé partir ? Pourquoi t'as pas essayé de me retenir ? Ca a l'air de t'avoir énormément touché et pourtant tu n'as rien fait.. " Il fallait bien qu'elles sortent à un moment ou à un autre ces questions. Déjà je viens de lui avouer que j'avais eu un coup de coeur à l'époque, coup de coeur qui dure encore aujourd'hui ( et même bien plus mais je vais attendre un peu avant de tout lui dire ), j'avais bien le droit de comprendre ses motivations non ? La raison de son ignorance pendant tout ce temps. J'ai été lâche et j'ai fui, ok, je l'assume, même si je le regrette. Mais est-ce qu'elle assume et regrette ce qu'elle a fait ? Ou plutot n'a pas fait. Est-ce que si c'était à refaire elle le referait ? En connaissance de cause. Mes seules envies à ce moment précis sont de la prendre dans mes bras, de la serrer contre moi, de sentir son coeur battre contre ma poitrine, de lui dire ce que je ressens et de l'embrasser. Mais je ne peux pas faire tout ça sans être sur de ce qu'elle sous-entend, j'ai besoin d'être sur. Je ne peux pas gâcher autant d'année à me priver, à me tirailler le coeur et l'esprit, pour quelques sous entendu que mon imagination aurait mal interprété. Elle n'a que quelques mots à dire pour m'avoir à elle, juste quelques mots que j'ai besoin d'entendre. J'ai passé trop de temps, perdu trop de temps, à penser aux autres, à la famille, avant de penser à moi, et je veux que ça change aujourd'hui, qu'importe les conséquences.

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