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 I'll never trust you | Liam & Kzen

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MessageSujet: I'll never trust you | Liam & Kzen   26.03.14 19:03

I'll never trust you
Liam & Kzen
Deux mois. Deux mois que j’avais l’impression de hanter la ville de Barrow sans trouver le courage de reprendre vie et d’affronter la cause de mon arrivée. Ma sœur. Ce n’est pas par peur d’affronter cette ingrate qui me serre de demi-sœur, loin de là… En revanche, j’avoue que je crains légèrement ce qui va arriver après notre rencontre. Où cela va-t-il me, nous mener ?
Si j’ai l’impression d’errer à Barrow maintenant, qu’en sera –t-il lorsque plus aucun but ne m’animera et me forcera à me lever le matin ? Non ! Je ne peux pas l’affronter sans savoir vraiment comment agir face à elle. Je préfère encore attendre le moment opportun. M’imprégnant peu à peu de la ville qui a vue grandir cette ingrate… Apprenant à connaître les gens, leur mode de vie, les rumeurs qui anime cette petite bourgade qu’est Barrow. Autant vous dire que ça me change de St Petersburg…

Mes mains douloureuses enfouies dans mes poches, je pris une profonde inspiration et pénétrai à l’intérieur de l’hôpital. Le froid m’avait littéralement brûlé mes doigts…J’avais de la peine à les bouger et les plaies ne se fermaient que difficilement –voir pas du tout-. Des engelures…Rien de grave, c’est ce qui arrive aux idiotes qui sortent sans gants par -24°C. Pourtant après plusieurs jours à attendre que ça se soigne naturellement je décidai – enfin sous la pression d’Ava- d’aller consulter, histoire qu’on me donne quelque chose pour apaiser la douleur et refermer ces plaies.
Autant vous dire que ce n’est pas le sourire aux lèvres que je me pointais devant l’hôpital de Barrow. J’ai toujours détesté ces endroits clos et les personnes qu’ils abritent. Oui…Je hais les médecins et leurs sourires hypocrites, feintant la gentillesse et l’empathie. Ils sont carrément effrayants. L’espèce humaine est hypocrite de part sa nature, mais les blouses blanches sont les pires…Car elles essaient d’aller contre leur nature et c’est comme ça qu’on créé des monstres.

À peine vingt minutes après m’être présentée aux urgences, une blouse blanche m’accompagna jusque dans une salle et me pria d’attendre encore quelques minutes. Quelqu’un allait venir s’occuper de moi. Je m’installai, un peu stressée, sur la chose qui servait de lit de consultation, mes jambes se balançant frénétiquement dans le vide. La porte s’ouvrit et je ne pus m’empêcher de sursauter, surprise. Un homme entra et déjà contrariée, mes sourcils se froncèrent. Pourquoi fallait-il que ça soit un homme ? Pourquoi fallait-il qu’on m’installe dans une chambre juste pour examiner mes doigts. C’était n’importe quoi !
Le médecin me salua poliment et je lui répondis par un signe de tête. J’étais toujours affublée de ma doudoune et de ma grosse écharpe…Mourant désormais de chaud, mais n’osant pas réellement m'en débarrasser.

Je pris la parole avant que le médecin commence son interrogatoire. « Je suis juste venue ici parce que j’ai quelques… » et merde comment dit-on ‘engelures’ en anglais ? « Les doigts gelés. Je veux quelques médicaments pour éviter la douleur. Pas besoin de s’attarder pour une consultation. Je sais ce que j’ai. » J’avais pris l’habitude de parler vite. Pensant qu’en débitant rapidement mes phrases, mon accent russe se remarquerait moins. C’était certainement qu’une illusion.

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MessageSujet: Re: I'll never trust you | Liam & Kzen   30.03.14 19:29


Kzen and Liam

I'll never trust you.

S’il y a bien une partie de ma vie actuelle dont je suis fier, c’est bien mon métier. J’ai amoché ma vie de famille, détruit ma vie sentimentale, mais j’ai réussi ma vie professionnelle. Je fais le métier que j’aime. Plus qu’aimer ce métier, c’est une réelle vocation. Je ne peux faire que ça. Quoi de plus épanouissant que de se lever tous les matins en sachant pertinemment que des gens vont avoir besoin de moi, et que je vais pouvoir les aider. Je ne me sentirai peut-être pas mieux en rentrant le soir, mais eux oui, et ça me donne l’impression de réussir mes journées. Ainsi, depuis mon retour à Barrow, je bosse dans le cabinet du médecin de la ville que j'ai repris après que celui ci soit parti à la retraite et malheureusement décédé peu de temps après. En plus de mon poste quotidien au cabinet, j'assure des gardes aux urgences de l'hopital. C'est toujours une ambiance spéciale aux urgences, dans l'appréhension de savoir ce qu'il va nous arriver mais en même temps dans l'excitation de savoir que l'on ne va pas soigner que des rhumes, même si je n'ai rien contre les rhumes bien sur !

J'arrive donc ce matin aux urgences, très vite sorti de mon train train habituel par un accident survenu en centre ville. Deux femmes et trois enfants blessés, alors que tout ce petit monde se dirigeait simplement sur le chemin de l'école. C'est aussi là qu'on réalise que la vie ne tient vraiment qu'à un fil, qu'on se sait jamais quand ça risque de s'arrêter. Ce métier aide aussi à profiter de la vie d'une certaine façon, car on a conscience de la fragilité de cette dernière, tout comme dans tous les métiers qui touchent à la santé. Je file donc en salle d'intervention, tentant de stopper l'hémorragie d'une des deux mères avant de me rendre très vite compte qu'il allait falloir l'envoyer en chirurgie, ne pouvant rien pour elle ici. Ma place se trouve plutot auprès des enfants, choqués par la situation et nécessitant plusieurs sutures sur le corps et au visage. Les urgences c'est "bien", on ne s'ennuie jamais mais c'est quand même beaucoup plus physique et éprouvant que mon petit cabinet. Après avoir régler cette histoire de carambolage, je récupère un nouveau dossier, sans avoir eu le moindre répit.

J'entre donc dans la salle et tombe sur une jeune fille, surement la vingtaine, visiblement apeurée, distante, froide. Certes on n'est jamais très heureux d'être aux urgences mais quand même. Je me présente alors, le plus amicalement possible " Bonjour ! Je suis le Dr Morrison, c'est moi qui vais m'occuper de vous " avec un sourire affiché sur mes lèvres. Ne prenant pas vraiment la peine de répondre à mes salutations, elle entame directement, me disant qu'elle a les doigts gelés et qu'elle veut des anti douleurs. Elle est bien directive et sure d'elle pour une jeune fille. Encore une fois je comprends qu'elle veuille partir le plus vite possible mais un minimum d'amabilité ne tue personne. Son accent me laisse comprendre qu'elle ne vient pas d'ici. C'est surement la peur qui la rend aggressive, j'ai l'habitude en tant que médecin, peu de gens apprécie notre compagnie, bien qu'on soit là pour leur bien. J'attrape donc le tabouret qui traine dans un coin de la pièce et le pose devant elle tout en disant " On va quand même y jeter un oeil si ça ne vous dérange pas " M'asseyant en face d'elle, je pose doucement ma main sous la sienne, évitant ainsi de lui faire mal. Effectivement, ce sont de belles engelures qu'elle a, plutot profondes et je pense assez anciennes. Je la questionne alors " Depuis quand c'est comme ça ? Et vous avez mis une pommade dessus ou pas ? " C'était assez inquiétant qu'elle ait laissé ça trainer aussi longtemps, surtout quand on sait à quel point les engelures sont douloureuses, étant donné que le froid ne s'arrête jamais ici.
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MessageSujet: Re: I'll never trust you | Liam & Kzen   02.04.14 18:12

I'll never trust you
Liam & Kzen

Comme je m’y attendais, la blouse blanche ne prit pas la peine de m’écouter et s’obstina à vouloir m’ausculter. M’avait-il prise pour un petit animal sans défense ? En tout cas, son regard faussement bienveillant semblait l’insinuer. Il s’installa sur un tabouret face à moi. Un peu trop proche de moi à mon gout. Sans réfléchir, j’eu un léger mouvement de recul et je rabattis mes jambes vers moi, me retrouvant en tailleur sur la table de consultation. " On va quand même y jeter un œil si ça ne vous dérange pas" Je poussai un profond soupir avant de lever les yeux au ciel.
Et si ça me dérange ? C’est toujours pareil avec eux. Tu te pointes juste pour une broutille et ils arrivent à te trouver une ribambelle de problèmes qui t’obligeront à revenir les consulter dans cette prison qu’est un hôpital. Voila pourquoi j’avais tant attendu avant de venir… Mais la douleur a pris le dessus sur mes principes… Je m’étais résignée, il fallait parfois prendre sur soi.

Sans transition, le docteur pris ma main dans la sienne tout en me demandant depuis combien de temps j’avais ces engelures et de quelle manière je les avais traitées. Sans lui répondre, je retirai violemment ma main de la sienne, comme si le contact de nos mains m’avait brûlée. Je détestais toucher les gens… Et encore plus qu’on me touche – bien que dans ce cas, ce ne soit que la main…- Ca commence par la main... Puis ils finissent par vous bouffer entièrement. Il m’a rongée jusqu’à l’os. Mais il ne s’en tirera pas comme ça. Peu importe…Ce médecin n’avait rien à voir avec lui…Mais c’était un homme et au fond ils étaient tous pareils.

Me rendant compte de ma réaction légèrement déplacée, je baissai les yeux, fixant mes genoux. Avant de reprendre la parole, je pris une profonde inspiration, tentant de contrôler mon envie irrépressible de prendre la porte sans me retourner. « Quelques semaines. J’ai ça depuis quelques semaines. » Mes yeux se reportèrent sur mes doigts. C’est vrai, ce n’était pas beau à voir… Je n’avais jamais eu ça auparavant, même si j’avais vécu toute ma vie à St Petersburg… J’étais certaine de pouvoir soigner mon mal seule. Je me trompais.
Affrontant le médecin du regard, je repris la parole avec un peu plus d’assurance cette fois-ci « J’ai mis de la pommade, mais rien à faire… Ca ne veut pas se refermer »

J’étais toujours affublée de ma doudoune et je dois avouer que j’étais entrain de mourir de chaud – ça arrive rarement à Barrow. Vu la tournure que prenait cette consultation, je me résolus à me débarrasser de ma veste et de mon écharpe, les déposant derrière moi. Je rabattis mes cheveux blonds en arrière tentant de feindre une certaine décontraction… C’était loin d’être le cas. Je n’étais pas apeurée…J’avais vécu bien pire ! Mais la proximité de l’homme me mettait horriblement mal à l’aise. J’avais l’impression d’être prise au piège… J’étais au point de non-retour, je devais l’affronter…le subir le temps qu’il me prescrive mon Graal…
Mais combien de temps ça allait prendre ? Combien de temps devrais-je supporter sa voix mielleuse et son regard d’agneau…C’était un loup déguisé en agneau…Comme tous les hommes…
Je guettais le moindre de ses mouvements, me méfiant de ses gestes, de ses regards. Puis, lorsque je vis ses yeux se poser sur ma cicatrice au niveau de ma jugulaire, je rabattis immédiatement mes cheveux dessus. Dissimulant la trace de mon désespoir d’antan. Malgré moi, je me sentis rougir et étonnement j’eus le besoin de me justifier. « Un accident de vélo. »


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MessageSujet: Re: I'll never trust you | Liam & Kzen   11.04.14 14:22



Kzen and Liam

I'll never trust you.

Pendant nos interminables études de médecine, on nous apprend certes le coté médical et scientifique du métier mais aussi le coté social, bien que certains professionnels aient du mal avec cet aspect là de notre job. Mais je ne pense pas que ça soit mon cas, sans aucune prétention. Certains font médecine pour pratiquer, pour opérer, pour se sentir supérieur en tenant la vie de la population entre leur mains. Pour ma part, ce qui m'a attiré dans ce métier est la proximité avec les gens, la possibilité de leur rendre la vie meilleure, physiquement mais aussi moralement. Je me suis très vite rendu compte que malgré toute ma bonne volonté, ce n'est pas si facile que ça. Les patients viennent nous voir avec une idée bien précise en tête, comme c'est le cas de la jeune femme qui se tient devant moi, et n'apprécient  guère qu'on veuille en savoir un peu plus sur eux. Ca part d'un bon sentiment mais ça n'empêche qu'ils sont souvent réticents, réticence assez régulièrement due à des médecins comme je vous les décrivais un peu plus tot. Enfin tout ça pour dire que la réaction de la jeune femme ne me surprend pas vraiment, même si je dois bien avouer que rare sont les gens qui réagissent aussi brutalement pour un simple contact de la main. Je recule alors mes bras, pour lui montrer que je ne lui veux pas de mal. " Ne vous inquiètez pas, je voulais juste voir ce qu'il en était "   lançais je sur un ton rassurant. Elle finit par m'avouer qu'elle a ça depuis quelques semaines et qu'elle a mis de la pommade mais que rien n'y a fait. Elle n'a surement pas du mettre ce qu'il fallait, et ça a pris de l'ampleur. Elle n'a pas l'air d'être du coin, elle a peut-être mis une pommade trouvée par hasard je ne sais où, pas du tout adapter à son problème. C'est assez fréquent chez les nouveaux ici. " Je vais vous prescrire une pommade plus efficace. Vous avez des engelures, c'est assez fréquent ici, surtout à cette période. Et pensez à mettre des gants à l'avenir, ça devrait rentrer dans l'ordre assez rapidement. Vous n'êtes pas d'ici ? " Déjà par l'accent qu'elle porte ça semble assez évident, mais ça l'est encore plus à la vue de ses mains. Personne ici n'a de telles engelures, à part les nouveaux. Tout le monde sait que les gants sont obligatoires à cette période, et chaque parent a pris l'habitude de badigeonner de pommade les mains de ses rejetons en rentrant de l'école. Oui je suis peut-être un peu intrusif dans sa vie, mais c'est aussi le rôle d'un médecin non ? Je ne vais pas simplement lui donner son ordonnance et la laisser partir. Elle a l'air d'avoir besoin d'aide cette jeune femme, de repère, qu'elle semble ne pas avoir du tout. Tout semble l'apeurer, la rendre méfiante, réticente. Elle finit malgré tout par enlever sa grosse doudoune, loin d'être de mise dans la salle de consultation, presque trop chauffée. Je ne peux que remarquer la cicatrice au niveau de son cou, une cicatrice assez nette, longue, qui n'a rien d'une blessure accidentelle. Les blessures au niveau de la jugulaire sont assez rares, surtout avec une telle ampleur. La jeune fille remarque apparemment mon regard involontairement figé sur sa cicatrice, cicatrice qu'elle cache tout en me disant que c'est un accident de vélo. Mais bien sur, un vélo, j'aurai du y penser. C'est fou comme les patients peuvent nous prendre pour des idiots finis parfois. " Vous ne vous étiez pas louper en vélo dis donc, ça avait l'air assez profond comme blessure. " Je décide de ne pas poser de questions sur cette marque, je sais qu'elle me ment, et si elle ment c'est qu'elle a une bonne raison. Pas que je ne veuille pas la connaitre mais si je pose la question je vais inévitablement la renfermée sur elle même, ce que je ne souhaite pas. Restant assis sur le tabouret, je prends un petit cahier, où je note tous mes comptes rendus de consultation, cahier obligatoire pour tout médecin. Je demande alors " Vous avez un traitement en ce moment ? Autre que la pommage bien sur. C'est juste pour savoir quel médicament je peux vous prescrire pour la douleur" Et aussi pour en savoir un peu plus sur elle, savoir si elle prend quoi que ce soit, peut-être des médicaments du style d'anti-dépresseurs, anxiolytiques. Je ne compte pas la laisser repartir en cinq minutes, avec sa pommade en main,toujours aussi désemparée.
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MessageSujet: Re: I'll never trust you | Liam & Kzen   16.04.14 18:44

I'll never trust you
Liam & Kzen
Malgré ma réaction excessive, le ‘bon’ médecin conserva son attitude irréprochable, transpirant la bienveillance… Une bienveillance sur-jouée. Je n’y croyais pas, je n’y croirai plus jamais. Comment croire en une bienfaisance des blouses blanches après avoir vécu un an dans un hôpital psychiatrique. Un an d’enfer à entendre hurler les ‘fous’, mes semblables, alors qu’eux, les blouses blanches, s’obstinaient à nous faire croire que tout allait bien. Je déteste le paternalisme, ça m’effraie. Je ne veux pas qu’on me cache la vérité pour me protéger, je m'estime assez grande pour me protéger seule.

. " Je vais vous prescrire une pommade plus efficace. Vous avez des engelures, c'est assez fréquent ici, surtout à cette période. Et pensez à mettre des gants à l'avenir, ça devrait rentrer dans l'ordre assez rapidement. Vous n'êtes pas d'ici ? " Je ne pus m’empêcher de rouler les yeux après la ‘révélation’ du médecin. J’étais venue pour ça grand dadet !
Inutile de s’étendre plus sur le sujet. Mais il semblerait que le brun n’était pas de cet avis. Voila qu’il enchaînait en me donnant quelques conseils futiles afin d’éviter de nouvelles engelures. Un soupire cynique s’échappa malgré moi de mes lèvres lorsqu’il me posa la fameuse question rhétorique : ‘Vous n’êtes pas d’ici ?’. Quelle perspicacité !
Je me contentai d’hocher la tête de gauche à droite avant de lâcher deux mots : « Saint Petersburg » Pas besoin d’expliquer la raison de mon arrivée dans ce trou ou de préciser qu’aux yeux des Etats-Unis je suis une vulgaire clandestine. De toute façon cette situation ne durera pas éternellement, je vais arranger ça au plus vite. J’espère.

Après m’être débarrassée de ma doudoune je remarquai le regard du médecin sur ma cicatrice. Souvenir d’un désespoir que je croyais passager mais qui m’habite désormais éternellement. La différence entre aujourd’hui et le jour où je me suis écorchée…C’est qu’aujourd’hui j’ai su dompter ce désespoir, je sais le canaliser et l’orienter contre autrui – et non plus seulement envers moi-même.
Ca me soulage…En voyant les autres aussi malheureux que moi, je me sens satisfaite…Voila tout. C’est pervers et malsain…Mais peut-être  m’a-t-il transformée en petite perverse malsaine…Ca seul l’avenir le dira…Si j’arrive à vivre jusque là.

Je justifiai la présence de cette cicatrice par un banal accident de vélo. Le médecin, stoïque mais pas dupe, se contenta de me dire que c’était une belle balafre. Pour la première fois, un léger sourire se dessina sur mes lèvres pêches. J’appréciai sa subtilité…Enfin sa tentative de subtilité. Je savais qu’il n’était pas dupe, mais il ne tenta pas d’en savoir plus et pour ça, je lui en étais reconnaissante. Peut-être n’était-il pas aussi mauvais que la plupart des blouses blanches ? Ou peut-être était-ce juste un moyen pour mieux me manipuler… « Ca vous arrive souvent de rentrer dans le jeu futile de vos patient ? » Par jeu futile j’entendais : inventions peu convaincantes formulées par les patients pour berner les médecins sans réels convictions.
Je ne savais pas pourquoi je lui avais posé cette question…Peut-être pour lui prouver que je lisais très bien en lui… que tout comme lui je n’étais pas dupe du petit jeu d’hypocrite qu’il jouait. Ou peut-être lui faisais-je la conversation parce qu’il m’était sympathique ? Non, ça c’est peu probable !

" Vous avez un traitement en ce moment ? Autre que la pommade bien sur. C'est juste pour savoir quel médicament je peux vous prescrire pour la douleur" Un traitement ? Non ! Depuis ma sortie de l’hôpital psychiatrique je ne prends plus rien… Même si en réalité je devrais continuer à prendre mes anti-dépresseurs et être suivie par un psy. Pfff… Peu importe. Depuis mon arrivée à Barrow, j’ai tiré un trait sur la pauvre petite Kzeniya de Russie.  C’est finit les médicaments qui vous droguent et qui vous transforment en zombie. Je n’ai jamais aimé ça…Et c’est pas maintenant que plus personne n'est là pour me les faire avaler de force, que je vais en prendre. « Non, rien du tout. Mais de toute façon, même si j’avais un traitement… Je ne crois pas que l’utilisation d’une pommade désinfectante puisse avoir de mauvaises conséquences sur un quelconque traitement.. »- Oui, je vous l’accorde, j’ai toujours réponse à tout !


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